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Atacama

Le désert fleuri

03, septembre, 2013

audio-iconAUDIOTOUR KORKE : Ecoutez cet article en cliquant sur le lecteur ci-dessous. ©2013 Turismo Korke Ltda.

Le désert fleuri ou « desierto florido » est un phénomène climatique se produisant dans le désert de l’Atacama, dans la 3ème région d’Atacama. Pendant les mois de septembre et novembre, la faune et la flore changent d’une manière surprenante. En effet, dans une région où les précipitations sont rares, on voit une apparition de pluies qui vont favoriser la floraison de graines et de bulbes en état latent.

À ce moment, de Vallenar à Copiapo, dans les zones côtières comme dans la cordillère, le spectacle est magnifique. Le désert se peuplent d’une multitude de fleurs et on voit apparaître une prolifération d’insectes, d’oiseaux et de petits lézards. Ce prodige a lieu du mois de septembre au mois de novembre et est lié au phénomène climatique el niño. Ce courant chaud va provoquer un réchauffement des courants marins du littoral ce qui a pour conséquence une augmentation des précipitations.

Durant ces mois, il est possible d’y admirer plus de 200 espèces de fleurs différentes  dont plusieurs d’entre elles n’existent que dans cette partie du monde.

hiver Bolivien copiapo

3 septembre 2013|Atacama, Chili, géographie|

Antofagasta

21, août, 2013

La ville portuaire d’Antofagasta appartient à la 2ème région du Chili. Elle est limitée au nord avec la 1ère région de Tarapacá et au Sud avec la 3ème région d’Atacama. À l’est, elle est bordée par la Bolivie et l’Argentine. À l’ouest, elle est longée par l’Océan Pacifique.

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Antofagasta, dont l’altitude oscille entre 2000 m et 3200 m, possède une population d’environ 550000 habitants.
Durant la période précolombienne, la ville  est peuplée par des communautés de pêcheurs et chasseurs-cueilleurs, nommés les Changos. À l’intérieur des terres, les atacaméens vivent aux alentours du Salar de l’Atacama, du Fleuve El Loa et autour des oasis des hauts-plateaux comme San Pedro de Atacama. Les communautés d’Atacama vont être  influencées par les cultures Tiwanaku et plus tard par les Inkas. Avec l’arrivée des espagnols, un certain métissage se produit et la culture altiplanique se voit mélangée à la culture européenne.
Pendant la Colonie, la Région d’Antofagasta appartient au Vice-Royaume du Pérou qui commence à administrer la zone. Plus tard, Antofagasta est cédée au Vice-Royaume de Rio de La Plata. La ville appartient dés lors au gouvernement de Buenos Aires. Après l’indépendance des colonies des Amériques, Simon Bolivar rattache la ville à la Bolivie. Le Chili rejette cette annexion mais un traité limitrophe est signé en 1866. La Bolivie commence à exploiter les gisements de salpêtre récemment découverts. Cette situation amène une immigration massive de chiliens vers les régions d’Antofagasta. Le conflit interne avec les autorités boliviennes s’installent et les nombreuses tensions provoquent la Guerre du Pacifique en 1879. Le Chili décide d’envahir Antofagasta lors de la Bataille de Topater. En 1904, les anciens territoires boliviens sont définitivement récupérés par le Chili. L’énorme richesse minérale de la région attirent non seulement nombre de chiliens mais aussi une forte immigration européenne et américaine.
La région d’Antofagasta vécut de l’exploitation du salpêtre jusqu’au crash boursier de 1929. De multiples Bureaux du salpêtre étaient nés dans le Désert de l’Atacama, tout autour des villes. Ils furent bientôt abandonnés et l’industrie étrangère s’intéressa cette fois-ci aux gisements de cuivre. L’administration principalement nord-américaine du cuivre ne dure que jusqu’en 1971, lorsque le Président socialiste Salvador Allende décide de nationaliser les mines.

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21 août 2013|Atacama, Chili, géographie, histoire|

La mine à ciel ouvert de Chuquicamata

Les indiens Chuncos furent sans doute les premiers à découvrir le cuivre de la région du Désert de l’Atacama. De ce lointain passé pré-hispanique provient le mot « Chuquimata » qui signifie « la limite de la terre des Chuncos » mais aussi « Pointe de lance ».

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Les hommes qui arrivaient dans ces régions désertiques continuèrent le labeur entrepris par les premiers habitants. Dans un premier temps, la zone et la région de Chuquimata appartiennent à la Bolivie mais ne sont exploitée que de façon superficielle. Après la Guerre du Pacifique en 1879, le Chili récupère ces terres d’une richesse considérable et l’histoire de Chuquicamata commence vraiment. Des milliers de mineurs, en quête de nouvelles opportunités, viennent peupler la région. C’est de cette façon que s’initient les premières extractions de cuivre. En 1910, un ingénieur américain amorce l’exploitation de Chuiquicamata. Cette compagnie américaine, propriété des Frères Guggenheim, entreprend des constructions et on inaugure la mine à ciel ouvert en 1815, en présence du Président chilien Ramon Barros Lucos.
Chuiquicamata est aujourd’hui considérée comme la plus mine à ciel ouvert la plus grande du monde.  Le décor est impressionnant, le diamètre de cette immense cavité atteint, en effet, 1km de largeur. Cette industrie minière est la base de l’économie nationale. La mine cesse d’être propriété des américains en 1971, lorsque Salvador Allende, président du Chili d’obédience socialiste, réforme la constitution. La mine et plus principalement le cuivre du Chili est nationalisé. Plus tard, on crée Codelco, la Corporation National du Cuivre et Chuquicamata passe sous contrôle de l’État chilien.
La mine de Chuquicamata n’a cessé de s’étendre et la ville de Chuquicamata s’enterrait petit à petit. En effet, l’expansion constante de la mine provoqua une large contamination de la population des mineurs et de leur famille. Les autorités minières exposèrent la situation aux dirigeants syndicaux. Il était nécessaire de transporter les habitants à Calama pour leur sécurité. En 2001, on organisa un vote parmi les travailleurs qui optèrent à 85% des voix pour déménager vers la ville de Calama. Aujourd’hui, Chuquicamata est une ville fantôme sur les murs de laquelle, on peut découvrir de nombreux graffitis se rappelant du passé et témoignant de la nostalgie d’une population en quelque sorte déracinée.

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21 août 2013|Atacama, Chili, économie, histoire|

Chiu Chiu et son église

Le petit village de Chiu Chiu, se situe aux confluents des fleuves Rio Sabado et Rio Loa, à 35 km à l’est de Calama. Pendant l’époque pré-hispanique, cet oasis, perché à quelques 2400 m d’altitude au beau milieu du désert, est un centre important de la vie atacaméenne.

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La petite eglise en Adobe de Chiu Chiu, dans le désert d'Atacama.

La petite église en Adobe de Chiu Chiu, dans le désert d’Atacama.

En effet, ce petit bourg est traversé par le Chemin de l’Inca, un système de voies reliant le Pérou, la Bolivie et le Chili. Un important trafic commercial s’y développé dés lors. Il est aussi le premier hameau où la population de chasseurs- cueilleurs s’est installée au environ de 1000 av. J-C. Ces premiers hommes construisent le Pukará de Lasana, sur la rive du fleuve Loa, à 8km au nord du village.
Le village de Chiu Chiu est fondé assez tôt par les espagnols qui construisirent leur paroisse vers 1611. L’église Saint-François d’Assise est donc la plus vieille du Chili et dépend du Haut-Pérou. Constituée d’épais murs d’adobes, le toit est fait de bois de cactus joints sans clous et noués grâce à du cuir. Entourée par une enceinte, elle conserve autour de son édifice principale des tombes des premiers habitants du village. L’église de Chiu Chiu est typique des anciennes constructions atacaméennes.
Avec l’apogée du port de Cobija en Bolivie, en 1830, un intense commerce passent par Chiu Chiu avec comme destination Potosi et Salta. Le village au 19ème siècle comptera d’ailleurs plus de 10000 bêtes de somme. Vers 1890, Chiu Chiu se désertifie car ses habitants s’en vont travailler dans les mines de salpêtre. Aujourd’hui, le hameau ne compte plus qu’environ 350 habitants.

 

 

21 août 2013|Atacama, Chili, géographie, histoire, sites à voir|

El Valle de la Luna ou Vallée de la Lune

La Vallée de la Lune ou Valle de la Luna se trouve à 13 km à l’ouest de San Pedro de Atacama dans la région d’Antofagasta. Cette dépression de 2500m fait partie de la Cordillère de sel et possède une apparence lunaire. L’aspect unique de cet endroit est du à la rencontre du désert et de la Cordillère des Andes.

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Cette physionomie spéciale est la conséquence entre autre de l’érosion éolienne subie pendant des milliers d’années. L’action fluviale couplée aux vents puissants transportants des petites particules de roches a crée un paysage impressionnant. En effet, la Vallée de la Lune possède plusieurs crêtes de sel et des monticules de pierres mais aussi des lacs séchés. Les couleurs vont de l’ocre au bleu en passant par le vert et le rouge. Le spectacle est superbe au lever et coucher du soleil.
En 1982, la Vallée de la Lune, qui fait partie de la Réserve Nationale des Flamants Roses, est déclaré Sanctuaire de la Nature.

valle de la luna, atacama, Chile

21 août 2013|Atacama, Chili, géographie, sites à voir|
geysers du tatio

Les Geysers du Tatio

Les Geysers du Tatio constituent un vaste champ géothermique qui se trouve dans la Cordillère des Andes, à 89km de San Pedro de Atacama. Ils sont situés à plus de 4200 m et sont donc les plus hauts de l’hémisphère sud. Cette immense étendue des hauts-plateaux andins possède environ une centaine de cratères en action.

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L’eau est chauffée par sa rencontre avec une roche souterraine elle-même chauffée par le magma en fusion.

geysers du tatioCe processus provoque alors des éruptions d’eau à plus de 80º allant de 80 cm à 6m de hauteur. Le spectacle s’apprécie dans toute sa splendeur à l’aube au moment où les rayons de soleil traversent les nombreuses colonnes de fumée et de vapeur. L’arrière-plan des montagnes et volcans se découvrant est d’une beauté magique. Ce magnifique espace naturel est aussi baigné par des thermes creusées dans la roche minérale où il est possible de se baigner. geysers du tatioLes Geysers du Tatio sont un lieu unique au monde qui est aujourd’hui menacé. En effet, l’industrie Geotermica del Norte, filiale de Codelco, la Corporation National du Cuivre projette l’implantation d’une centrale géothermique sur le site même des geysers. Cette situation aurait des effets dévastateurs sur tout l’écosystème de la région.

 

21 août 2013|Atacama, Chili, géographie, sites à voir|