Email this to someoneShare on FacebookShare on Google+Tweet about this on Twitter

Parinacota est un petit village faisant partie de la commune de Putre*, dans la province de Parinacota. Le village appartient à la première région de Tarapacá. Ce village, Monument National depuis 1979, se situe à 4392 m d’altitude. Arica* se trouve à 181 km du hameau. La route international Arica-La Paz* ne se trouve qu’à 3 km. Parinacota possède une communauté aymara. Parinacota signifie d’ailleurs « Lagunes de Parinas » en aymara*. L’origine du bourg est donc pré-hispanique. Situé sur l’ancienne « route de l’argent », route qui va d’Arica à Potosi, en Bolivie, le village est un centre religieux d’évangélisation.

audio-iconAUDIOTOUR KORKE : Ecoutez cet article en cliquant sur le lecteur ci-dessous. ©2013 Turismo Korke Ltda.

Au 16ème, des missionnaires évangélisateurs arrivent à cette zone et construisent plusieurs temples dans les environs. Comme témoignage de ce passé, Parinacota possède une église, construite en 1670. Faîte de pierre et de boue, elle se situe au centre du village. La base est d’adobes. Elle possède 33 m de long et 6 m de hauteur. Deux chapelles latérales l’entourent. Son clocher est éloigné de la base et possède deux étages, son architecture est typique des églises de l’Altiplano andin. Une autre caractéristique typique de ces constructions religieuses est son mur d’enceinte. À l’intérieur de la cour, on réalise les fêtes religieuses. En son antre, on observe des muraux représentant la passion du Christ. Ces muraux polychromes ont tout les éléments du Barroque Andin. Les oeuvres religieuses d’indigènes récemment évangélisés sont typiques du métissage de la région. Sur ces murs, on observe le jugement final. L’archange Saint Michel administre la descente aux enfers de femmes tirées par les cheveux. À côté de cette scène, discutent un espagnol et un métisse avec un diable à tête de femme. C’est une thématique misogyne du Jugement Dernier.

Agrandir le plan