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Poétique, absurde et plein de mélancolie, l’amphithéâtre de Valparaiso exerce encore aujourd’hui une fascination chez les écrivains, les voyageurs et rêveurs en tout genres.
Au 19ème siècle, Valparaiso* est le premier port du Pacifique Sud. Ce statut lui confère très tôt un caractère globale et multiculturel.

audio-iconAUDIOTOUR KORKE : Ecoutez cet article en cliquant sur le lecteur ci-dessous. ©2013 Turismo Korke Ltda.

À cette époque, les cerros ou collines se peuplent de colonies françaises, anglaises et allemandes. Dans les Cerro Alegre et Concepción*, on dresse de somptueuses demeures et palais de divers styles européens. À l’intérieur de ceux-ci, on assiste à des veillées musicales et on reçoit des visites venues de l’autre bout du monde. En bas, dans le centre ou plan de la ville, les orchestres étrangers jouent dans les kiosques et les belles dames aux chapeaux de soie se promènent dans le Jardin Abadie ou Parque Italia*.
C’est une ville où la vie intellectuelle est intense. Valparaiso est ouverte au monde et le monde se perd dans ses méandres.
Elle est l’escale de toutes les embarcations allant de l’Atlantique au Pacifique en passant par le Détroit de Magellan*. Cette période de foisonnement est comprise entre 1880 et 1914, date de l’ouverture du Canal de Panama. Celle-ci, après le tremblement de terre de 1906 est fatale et achève cette période de fin de siècle. Valparaiso commence alors à décliner. Aujourd’hui la région de Valparaiso* revit et espère un futur meilleur avec son élection comme Patrimoine de l’Humanité en 2003.