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Putre appartient à la province de Parinacota, dans la première région de Tarapacá. La ville se trouve à une altitude d’environ 3500 m et se situe à 145 km d’Arica*. Putre est donc considérée comme la porte de l’Altiplano andin. Les autres villages constituant la commune sont Ticnamar, Socoroma, Belén, Caquena et Parinacota.

audio-iconAUDIOTOUR KORKE : Ecoutez cet article en cliquant sur le lecteur ci-dessous. ©2013 Turismo Korke Ltda.

Le paysage de Putre est fortement contrasté. La verdeur des cultures des cerros avoisinants contraste avec le paysage en altitude où la neige prédomine. On peut y admirer les Nevados de Putre, structure volcanique composée par les volcans Macizo Putre et Tarapaca.
Malgré l’héritage architectural hispanique, c’est l’héritage aymara* qui est le plus influent dans la région de Putre. Putre en langue aymara signifie d’ailleurs  » Murmures de l’eau « . En effet, la communauté aymara s’y est implantée bien avant les premiers colons. La chilenisation de Putre n’aura lieu qu’après la Guerre du Pacifique*. À Putre, on célèbre le Nouvel An aymara durant le Solstice d’hiver. Récemment, la commune en collaboration avec la Bolivie a remis sur pied une tradition aymara qui s’était perdue avec l’arrivée des espagnols. Cette tradition est l’investiture du Malku, l’autorité ancestrale qui incarne l’héritage de l’ethnie. De cette manière, la région de Putre renoue avec son passé indigène.
Putre forme donc, avec le nord de la Bolivie, l’entrée aux régions de l’Altiplano andin. Le bourlingueur, une fois acclimaté à l’altitude*, pourra se diriger vers les fascinants petits villages aux milles histoires de Parinacota, Chungará, Belén ou Socorama. Dans ces diffèrents endroits, il est notamment intéressant de découvrir le Lac Chungará*, le Parc National Lauca* ou encore l’Église de Parinacota*.

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