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Pour le voyageur en terre chilienne, un facteur important à prendre en compte est l’altitude. Plus nous nous élevons au-dessus du niveau de la mer, plus nous sommes sensibles aux effets de l’altitude.

audio-iconAUDIOTOUR KORKE : Ecoutez cet article en cliquant sur le lecteur ci-dessous. ©2013 Turismo Korke Ltda.

Une ascension trop brusque dans la Cordillère ou sur les hauts-plateaux andins provoque, dans la plupart des cas, le mal aigu de la montagne. La pression due à l’altitude empêche l’homme de respirer la totalité de l’oxygène présent. Un nombre plus important de globules rouges doivent donc irriguer le cerveau et les poumons. La plupart des organismes ne sont pas habitués à cette augmentation.
Après environ 6h en altitude, les symptômes du mal aigu de la montagne sont les nausées, vomissements, lassitude, fatigue et vertiges. Dans ce cas, il faut absolument redescendre.
L’homme de la plaine n’est pas adapté à une altitude soudaine. Il ressent plus facilement le mal aigu de la montagne. Par contre, l’homme andin a développé des caractéristiques qui lui ont fait développé ses propres mécanismes de défense. En effet, l’homme andin possède une quantité suffisante de globules rouges en réserve. Ceux-ci lui permettent d’irriguer le cerveau et les poumons. Pour déverser autant de sang, le coeur et les poumons sont plus grands. L’homme andin a donc une cage thoracique plus volumineuse.
Le mal aigu de la montagne est aussi connu sous le nom de puna ou soroche. Le mot soroche est d’origine inca. Les incas nous ont d’ailleurs transmis le célèbre remède de la tisane de feuille de coca en cas de nausée.
Le premier à avoir mentionné dans ses écrits le mal aigu de la montagne est Plutarque dans « Vies Parallèles » en 326 avant J-C. Au 16ème siècle, le Jésuite José de Acosta, missionnaire au Pérou*, cite aussi ce mal semblable à la perte de l’âme.