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Le salpêtre vient du latin salpetrae, sel de pierre. Son nom scientifique est nitrate de potassium. L’eau cristallisée des vieux murs humides dépose une couche de poussière blanchâtre sur les briques; le salpêtre. Le salpêtre du Chili n’est pas du nitrate de potassium mais du nitrate de sodium. Ce nitrate de sodium est utilisé pour la fabrication de vrai salpêtre. On utilise donc le salpêtre dans la fabrication d’acide, de nitrate de potassium, comme fertilisant dans l’agriculture. Les emplois sont divers et on le retrouve, dans les explosifs, le verre, les allumettes, le gaz, les pigments ou les agents pour préserver les aliments. Les incas* connaissaient déjà son existence. Ils utilisaient le salpêtre comme engrais.
On retrouve le salpêtre dans le Nord du Chili, dans le Désert d’Atacama*. Par exemple, les usines de Santa Laura et Santiago de Humberstone regroupent plusieurs gisements. Le salpêtre est impliqué dans deux grands évènements historiques au Chili.
Il est à l’origine, tout comme le minerai de borax*, de la Guerre de Pacifique* entre le Chili, la Bolivie et le Pérou*. Les problèmes territoriaux entre les trois nations pour l’exploitation de cette matière sont à la racine du conflit. Vainqueur, le Chili reçoit, comme indemnités de guerre, les riches provinces de Tarapaca et Antofagasta qui concentre les principaux gisements de salpêtre.
L’autre évènement historique est la grande grève nationale des travailleurs du salpêtre et leur tragique massacre à l’École Santa María d’Iquique*, en 1907. Le salpêtre avait généré de formidables mouvements sociaux.
Le salpêtre a marqué des générations de chiliens, péruviens et boliviens. Les mines de salpêtre du Désert d’Atacama d’ailleurs considérées « Patrimoine de l’Humanité » depuis 2004.