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Les indiens Chuncos furent sans doute les premiers à découvrir le cuivre de la région du Désert de l’Atacama. De ce lointain passé pré-hispanique provient le mot « Chuquimata » qui signifie « la limite de la terre des Chuncos » mais aussi « Pointe de lance ».

audio-iconAUDIOTOUR KORKE : Ecoutez cet article en cliquant sur le lecteur ci-dessous. ©2013 Turismo Korke Ltda.

Les hommes qui arrivaient dans ces régions désertiques continuèrent le labeur entrepris par les premiers habitants. Dans un premier temps, la zone et la région de Chuquimata appartiennent à la Bolivie mais ne sont exploitée que de façon superficielle. Après la Guerre du Pacifique en 1879, le Chili récupère ces terres d’une richesse considérable et l’histoire de Chuquicamata commence vraiment. Des milliers de mineurs, en quête de nouvelles opportunités, viennent peupler la région. C’est de cette façon que s’initient les premières extractions de cuivre. En 1910, un ingénieur américain amorce l’exploitation de Chuiquicamata. Cette compagnie américaine, propriété des Frères Guggenheim, entreprend des constructions et on inaugure la mine à ciel ouvert en 1815, en présence du Président chilien Ramon Barros Lucos.
Chuiquicamata est aujourd’hui considérée comme la plus mine à ciel ouvert la plus grande du monde.  Le décor est impressionnant, le diamètre de cette immense cavité atteint, en effet, 1km de largeur. Cette industrie minière est la base de l’économie nationale. La mine cesse d’être propriété des américains en 1971, lorsque Salvador Allende, président du Chili d’obédience socialiste, réforme la constitution. La mine et plus principalement le cuivre du Chili est nationalisé. Plus tard, on crée Codelco, la Corporation National du Cuivre et Chuquicamata passe sous contrôle de l’État chilien.
La mine de Chuquicamata n’a cessé de s’étendre et la ville de Chuquicamata s’enterrait petit à petit. En effet, l’expansion constante de la mine provoqua une large contamination de la population des mineurs et de leur famille. Les autorités minières exposèrent la situation aux dirigeants syndicaux. Il était nécessaire de transporter les habitants à Calama pour leur sécurité. En 2001, on organisa un vote parmi les travailleurs qui optèrent à 85% des voix pour déménager vers la ville de Calama. Aujourd’hui, Chuquicamata est une ville fantôme sur les murs de laquelle, on peut découvrir de nombreux graffitis se rappelant du passé et témoignant de la nostalgie d’une population en quelque sorte déracinée.

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