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Visite de la mine de salpêtre Santiago Humberstone, Pozo Almonte, Chili

11- Les maisons des ouvriers mariés

audio-iconAUDIOTOUR KORKE : Ecoutez cet article en cliquant sur le lecteur ci-dessous. ©2013 Turismo Korke Ltda.

Nous sommes maintenant dans la rue Esmeralda, nommé ainsi en l’honneur du navire de la flotte chilienne « La Esmeralda », coulé après quatre jours d’intenses combats contre le cuirassé péruvien « El Huascar » Lors de la Guerre du Pacifique. Le bloc de maisons à notre gauche correspond aux demeures que la compagnie mettait  à disposition des ouvriers mariés et de leurs familles respectives, Ces baraquements possédaient des commodités que l’on ne retrouvait que dans les villes. En effet, ils étaient équipés d’une cuisine, de trois chambres et d’une cours intérieure. Ces blocs donnent sur la rue Pedro de Valdivia se situant à l’ouest.

12- L’Hôtel de Santiago Humberstone

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Nous sommes toujours dans la rue du théâtre, la rue Ramirez. Nous allons prendre à droite, dans la rue Blanca Encalada. L’hôtel est le deuxième bâtiment blanc de style Art Deco à l’intersection de la rue Esmeralda et de la rue Blanco Encalada. Plus qu’un hôtel, cet endroit était aussi un Club Social et l’accès y était contrôlé et restreint. Seuls pouvaient y pénétrer les chefs, les cadres supérieurs et les employés administratifs. Les personnes, autant les hommes que les femmes, devaient se vêtir de blanc des pieds à la tête pour pouvoir entrer au Club Social. En effet, l’administration anglaise était inflexible et l’entreprise se préoccupaient beaucoup de l’image de ses employés quelque soit son grade. Au personnel désirant faire partie du club, on soumettait un type de code vestimentaire. Les hommes, par exemple, devait  utiliser une montre d’argent orné d’une chaine ou encore un haute-forme. Cette tenue était de mise  pour toutes les soirées. Les individus mangeaient proches ou retirés du local en fonction du rang et de l’ancienneté des services rendus au bureau.
Un système presque identique était utilisé lors des bals mondains. On remettait à chaque participant une carte accompagné d’un numéro; les messieurs recevaient une carte rouge et les dames une carte blanche. Comme les numéros étaient répartis au hasard, il était impossible de connaître son partenaire à l’avance. Cette pratique donnait un air de fantaisie à ces soirées et beaucoup de rencontres fortuites se créaient pour le plus grand bonheur de l’assistance.
Le grand salon était superbement décoré et très illuminé. Deux files de chaises étaient disposées l’une en face de l’autre; Une rangée pour les femmes et une rangée pour les hommes. Lorsque résonnaient les trois coups, chacun devait se lever et tenter de retrouver sa moitié en fonction du numéro et de la couleur. La soirée commençait toujours de la sorte et s’éternisait parfois aux petites heures du matin.
L’hôtel possédait aussi une salle de billard où les convives attendaient de façon ludique l’heure du repas. Du côté nord, dans le fond de l’hôtel se trouve les cuisines où il est encore possible aujourd’hui d’admirer la grande cuisinière de fer forgé. Lorsque l’on observe la taille de celle-ci, on comprend mieux l’ampleur des repas servis aux employés de l’époque. En effet, Les petits déjeuners, les déjeuners, les diners et les soupers étaient copieux et il faut reconnaître que le travailleur de la pampa chilienne s’alimentait très bien.
Enfin, au sein de l’hôtel, se trouve la Pergola ou patio intérieur fait de paille d’Équateur. Cet endroit était pourvu d’un orchestre animant les nombreux thés dansants.

13- La manzana de Casas de solteros ou paté de maisons pour ouvriers célibataires

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Ce blocs de maisons fut dessiné et construit en 1934. Il est composé par une portion d’habitations du côté sud et les cinq rangées du côté ouest après la rue Pedro de Valdivia. Ce complexe est édifié pour l’usage principal des hommes célibataires et les commodités sont donc réduites par rapport aux avantages que possédaient les familles d’Humberstone. Les toilettes se partagent et et les lavoirs sont communs. L’accès à cette partie du campement était interdite aux femmes et aux enfants. Les entrées extérieures étaient équipées de quatre portails et deux postes de gardes. Les ouvriers rentraient par l’intérieur de l’ensemble.

A Lire aussi sur l’ère du salpêtre:

– Les bureaux de salpêtre Santiago Humberstone et Santa Laura

– L’âge d’or du salpêtre: La calle Baquedano de iquique et la Place Arturo Prat d’Iquique

La Matanza ou Massacre de la Escuela Santa María d’Iquique

– L’ancien Bureau de salpêtre Santa Laura

– Le salpêtre

James Thomas Humberstone alias Santiago Humberstone

– La guerre du salpêtre ou la Guerre du Pacifique

Déroulement suggéré de la visite du site:

1- Entrée principale et Avenue Baquedano
2- Le terrain de Tennis
3-La « casa de Administracion »
4- L’usine
5- Le kiosque à musique
6- L’école Publique
7- La Pulpería
8- Le théâtre
9- La Place
10- La piscine
11- Les Maison des ouvriers mariés
12- L’hôtel de Santiago Humberstone
13- Les maisons des ouvriers célibataires

14- Le marché
15- L’église
16- Le chemin de fer

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