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Petite localité indigène du département Tumbaya de la province de Jujuy dans le nord de l’Argentine, ancrée dans la Quebrada de Humahuaca (« Ravin de Humahuaca »), un canyon tectonique et fluvial, Purmamarca, signifie, en langue aymara, « Ville de la Terre vierge ». Mais, pour les descendants des habitants, il s’agirait plutôt de « l’endroit où rode le puma » en langue aymara et « Peuple du lion » en langue quechua. Cependant, certains estiment qu’il s’agirait d’un terme « étranger » issu de la langue de l’ethnie omaguaca. La population de Purmamarca s’élève à peine à 900 personnes. Le peuple Omaguaca était un peuple fortement influencé par la culture incaïque qui se livrait principalement à la culture du maïs, à l’élevage de lamas pour leur viande, leur laine et leur peau. Cette zone conquise par les Espagnols au 16e siècle a fortement résisté à la Conquête. En effet, Purmamarca fut un des centres de soulèvement contre la couronne espagnole et l’armée d’indiens a atteint à l’époque environ 10.000 hommes qui ont réussi à autonomiser Tucuman par rapport à la Vice-royauté du Pérou.

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Une rue du village de Purmamarca. On aperçoit au fond une partie de la montagne aux sept couleurs (Argentine)

De nos jours, les activités premières de Purmamarca sont la culture du maïs et de la pomme de terre et l’élevage d’animaux. La population est très respectueuse de l’espace, de sa culture et de son histoire.

Ce magnifique village d’origine préhispanique, situé au pied du Cerro de los Siete Colores (« Colline des sept couleurs ») et au bord du fleuve Purmamarca, a été déclaré Site historique national. La « Quebrada de Humahuaca » a été inscrite au Patrimoine de l’Humanité de l’Unesco.

L’architecture de Purmamarca, constitué d’édifices coloniaux aux matériaux typiques tels que les pierres polychromes, les murs d’adobe et les toits de paille, et les habitudes de sa communauté, s’organise depuis les origines autour de l’église. La physionomie andine de ce lieu, les vestiges précolombiens et l’histoire de son peuple en font un lieu touristique et patrimonial important de la province de Jujuy et représentatif de la culture indigène de l’Argentine. Purmamarca a été fondé au 16e siècle, en 1594. La construction de l’église, réalisée en hommage à Santa Rosa de Lima, remonte, elle, à 1648. A côté de l’église, se trouve l’arbre algarrobo historique de Purmamarca, baptisé Vitipoco, lieu de fabuleuses légendes indiennes. Mais c’est aussi sous cet arbre que se seraient reposées les troupes du général Manuel Belgrano qui dirigeait l’Armée du Nord du temps de l’indépendance vis-à-vis de l’Espagne, de 1810 à 1816.

Une rue de Purmamarca.

Une rue de Purmamarca.

Anciennement Purmamarca était mis à l’écart des axes commerciaux de la province de Jujuy. Cependant, la zone a connu, il y a quelques années, un essor économique grâce a deux évènements distincts mais reliés :

Dans un premier temps, le village a été un des centres de réunions des ministres du tourisme du Mercosur (le Marché commun du Sud) et a été intégré à la route du tourisme transandin.

Ensuite, la proclamation de la Quebrada de Humahuaca en tant que Patrimoine de l’Humanité a fait croître l’activité touristique de la région.

Les caractéristiques des habitants de ce village qui maintiennent une véritable identité culturelle, l’architecture typique et la beauté de l’environnement font de Purmamarca un endroit idéal pour le repos et pour la contemplation. Les principales activités économiques de ce hameau sont la confection et la vente d’artisanat, la petite hôtellerie et l’organisation d’excursion dans des régions proches comme les Salines Grandes, un petit salar ou désert de sel situé sur les hauts plateaux des provinces de Jujuy et de Salta ou encore dans la Lagune de Guanyatayoc, étendue d’eau salée, située dans le sud du département de Cochinoca de la province de Jujuy.