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Le pécari à collier ou javelina est un mammifère Artiodactyla, un ordre de mammifères placentaires, de la famille Tayassuidae que l’on retrouve dans les savanes et forêts du sud des Etats-Unis jusqu’en Argentine. Le pécari à collier est également appelé selon plusieurs variantes indigènes et dialectales taitetú, coyámel, saíno, k ´itam, sajino, cuche de monte, chancho rosillo, chácharo ou báquiro. Cet animal mesure environ un demi-mètre de haut pour une longueur de 70 à 110 centimètres. Son pelage est de couleur châtain-noir avec une ligne blanche qui rappelle la forme d’un collier, ce qui lui vaut son nom de pécari à collier.

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Régions du continent américain où l’on peut trouver le pecari ou javelina.

Le pécari à collier s’alimente de fruit, de tubercules, d’herbes diverses, d’invertébrés et de petits vertébrés. En Argentine, on retrouve le pécari à collier dans le nord. Il habite les montagnes xérophiles, c’est-à-dire des milieux très secs, et des zones désertiques mais également des pâturages tropicaux et subtropicaux ainsi que les savanes et les collines basses.

Très bien adapté à l’humain, le pécari à collier est un animal diurne qui vit en groupe de six à neuf individus. Ces mammifères dorment dans des tanières pendant la nuit mais aussi sous les racines des arbres. S’ils se sentent menacés, les pécaris se défendent avec leurs longues canines et libèrent également un musc puissant. Ils se reproduisent après un an et demi de vie et la période de gestation dure 138 jours, la femelle mettant à bas généralement deux petits.

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Un pecari se roule dans un trou de sable pour éliminer les parasites et déposer son odeur.

En Argentine, le pécari habite dans la région de Chaco, dans le nord du pays. Dans cette partie du territoire, on le nomme aussi cochon solitaire ou pécari chaqueño. Selon l’IUCN, l’Union internationale pour la conservation de la nature, le pécari à collier est en voie d’extinction et ce, à cause de la réduction de son habitat. La population de pécaris de la région de Chaco est d’ailleurs très dispersée et très réduite. En Argentine, cette espèce de cochon sauvage a disparu des grandes aires car son habitat y a été réduit de 40%. En Bolivie et au Paraguay, son aire de distribution s’est également réduite. La quantité de pécaris à collier en Argentine s’élève toutefois encore à plusieurs milliers. Ainsi, en 2002, on estimait cette population à environ 3.200 individus mais ce recensement a eu lieu avant la déforestation due à la culture du soja et pour l’élevage de bovins.

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Un groupe de jeunes pécari.

Anciennement, on ne connaissait que des fossiles de pécaris à collier mais cet animal a été redécouvert en 1972. En 1930, le paléontologue argentin Carlos Rusconi décrit les restes d’une ancienne espèce de pécaris du Pléistocène, période géologique terminée il y a environ 10.000 ans, et lui donna le nom de Catagonus Wagneri. On pensa que le pécari n’avait pas survécu mais, dans les années 70, des explorateurs qui voyageaient dans des régions reculées du Grand Chaco, région sèche allant de la Bolivie au nord de l’Argentine, découvrirent que plusieurs pécaris y vivaient encore. Ce fut une grande découverte sans précédents car on pensait que cette espèce avait été complètement éteinte il y a plusieurs milliers d’années.

Dans la région de Chaco, le pécari à collier a également une importante écologique car comme il s’agit d’un animal qui s’alimente de cactus et de racines, il aide à disperser les graines plantées. Outre la région de Chaco, le pécari à collier peuple également les biomes de Salta, de Formosa et de Santiago del Estero.