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Séjour Chili Atacama du 9 au 22 aout 2015 / Santiago – San Pedro de Atacama – Antofagasta – La Serena – Valparaíso et Santiago

Dès le début, l’équipe Korke a été très réactive, avec des échanges de courriels très constructifs pour élaborer le parcours dans le tiers nord du Chili.

Voyage en Atacama- Un voyage dans les étoiles

A l’arrivée à Santiago, nous avons été très bien reçus par Anne qui nous a remis les vouchers et le road book, et s’est immédiatement mobilisée pour nous aider à tenter de récupérer une valise égarée par Air France. Par la suite, Anne et Amanda ont continué à nous assister à distance jusqu’à ce que nous parvenions à nous faire livrer ce bagage, grâce à leurs interventions auprès de prestataires locaux et PAS grâce à Air France qui voulait nous faire revenir à Calama depuis San Pedro de Atacama.
Les premiers jours à San Pedro se sont très bien passés, dans des décors fantastiques, et avec les premiers imprévus, avec l’impossibilité d’atteindre les lagunas Miscanti et Miñiques à cause de la neige en altitude – eh oui, c’est l’hiver ! – et l’annulation de la sortie au Salar de Tara pour la même raison. Mais grâce aux suggestions du guide Korke, nous avons largement trouvé à nous occuper autour de San Pedro ! Pour louer des vélos, nous conseillons la boutique Apacheta sur la place Gustavio Le Paige, à 2 pas du syndicat d’initiative : 5000 CLP le vélo tout équipé (casque, anti-vol, pompe, chambre à air) alors que les autres loueurs demandent 12.000 ou 13.000 CLP ! Ainsi équipés, nous avons atteint en 15mn le Pukara de Quitor. Là, il faut compter 40mn pour atteindre le sommet (lunettes de soleil, casquette et manches longues ou crème solaire obligatoires), et alors il faut bien planter ses pieds au sol et tenir sa casquette pour ne pas s’envoler ! Mais la vue sur la vallée de la Mort vaut le déplacement.

 

Devant les geysers du Tatio, au petit matin, à plus de 4300 mètre d'altitude.

Devant les geysers du Tatio, au petit matin, à plus de 4300 mètre d’altitude.

Les geysers du Tatio nous ont un peu déçu (nous en avions déjà vu des plus impressionnants en Islande), mais la visite vaut le coup, d’abord pour le plaisir d’être les premiers à 5h du matin par -15°C à acheter le ticket d’entrée (mais où habite, et à quelle heure se lève l’employée chilienne qui nous l’a vendu ?), ensuite pour le décor à 4300m au lever du soleil, avec des vigognes qui broutent à 20m de la piste.
Sur la route vers Calama, arrêt par Caspana, une oasis au milieu des canyons, puis à Chiu Chiu. Ce village ne paie pas de mine, mais l’église (la plus ancienne du pays) vaut la visite pour ses décorations votives à Saint-François-d’Assise, et il faut tester le restaurant Inka Colla à 20m à gauche de l’église au 580 de la Calle Esmeralda : malgré une façade très discrète et pas très engageante à première vue, la salle est sobre et bien tenue, les baños très propres, et le menu typique (cazuela de pollo, lentilles et riz avec du porc, flan) à un prix défiant toute concurrence (20.000 CLP à 4 avec boissons hors propina, moitié moins que notre budget restaurant partout ailleurs). Après l’hostal Elim de San Pedro, rustique mais « typique », l’hôtel Agua del Desierto à Calama offre tout le confort moderne mais aussi tout le caractère impersonnel d’un établissement calibré au standard international. Rien à reprocher, mais rien dont se souvenir non plus.
La visite de la mine de Chuquicamata n’a pas pu avoir lieu, du fait d’un conflit social, mais nous avons quand même fait la route jusqu’à l’entrée des installations, et au moins aperçu les camions géants et les gigantesques amas de débris qu’ils ont contribué à charrier. Sur la route d’Antofagasta, la visite de l’oficina salitrera de Chacabuco est recommandé pour se faire une idée de l’histoire industrielle de la région (exploitation des nitrates en pleine pampa désertique). Un détail insolite : alors que le site a servi de camp de concentration et d’exécution pendant la dictature, une photo de Pinochet trône au-dessus du bureau de vente des tickets. Est-ce une relique « historique » laissée là intentionnellement ? Ou un pied de nez du gardien nostalgique ? Y a-t-il un portrait de Hitler au-dessus du point de vente de tickets à Auschwitz ??? A noter que, venant de Calama par la nationale 25, il faut bifurquer sur la 5 vers le nord en direction de Iquique pour trouver la piste d’accès – sinon engueulade assurée entre le conducteur et le co-pilote 😉

Cerro Paranal: Le VLT ou very large telescope

A Antofagasta, nous avons apprécié la côte à La Portada à quelques km au nord, où nous avons pu observer de nombreux oiseaux : vautours aura (urubu à tête rouge), sternes, goélands et quantité de pélicans en grandes formations. Arrêt conseillé au « Terminal Pesquero » sur le vieux port d’Antofagasta sur l’avenida Septimo de Linea, pour l’ambiance visuelle et sonore et pour consommer de délicieux ceviches (poisson cru mariné dans du jus de citron).

 

Devant une des splendides unités d'observation du Cerro Paranal ou VLT (very large Telescopes, situé dans le grand Nord du Chili, au Sud de Antofagasta dans le désert d'Atacama.

Devant une des splendides unités d’observation du Cerro Paranal ou VLT (very large Telescopes, situé dans le grand Nord du Chili, au Sud de Antofagasta dans le désert d’Atacama.

Depuis Antofagasta, Pas de voyage en Atacama sans passer par le Cerro Paranal pour visiter le VLT de l’ESO. Tour très intéressant guidé par une Chilienne membre de l’équipe de recherche. A noter que les indications de route et de délai de trajet données par Korke étaient fiables : pour ne pas les avoir respectées, nous avons failli arriver en retard. Heureusement que nous avons pu contacter l’accueil pour prévenir, et que nous avons été attendu, parce qu’il n’y avait « que » 25 visiteurs prévus au lieu des 300 lors des périodes de pointe.
De Antofagasta à La Serena, nous avons voyagé de nuit en car (pratiquement le seul mode de transport en commun disponible au Chili), dans des couchettes catégorie « Cama Premium II », le luxe, avec un stewart pour donner un en-cas et nous border la couverture. Malheureusement, comme nous sommes arrivés à La Serena un dimanche lendemain de 15 août, la ville était un peu morte. Nous avons quand même profité d’une promenade et des restaurants sur la plage.

GOSCh – Gran Observatorio Solar de Chile

Ensuite, sur Vicuña, visite du tout récent GOSCh (Gran Observatorio Solar de Chile, 2014) pour observer le soleil – attention, l’observatoire est tout petit et accessible en 10mn à pied depuis la Plaza de Armas, et PAS à 17km sur le site d’El Pangue dont il semble portant dépendre. Après quoi, visite de la vallée de l’Elqui et de la distillerie de pisco Capel et d’une petite exploitation vinicole, avec des vins inhabituels à découvrir, malheureusement pas exportés. A recommander, l’hôtel Halley, dans une belle bâtisse avec de belles chambres autour d’un patio. Bien qu’il fasse froid dans les pièces en cette saison, les lits sont équipés de couvertures chauffantes, gages d’une bonne nuit !
Pour finir, vol vers Santiago puis route vers Valparaiso. Sur le chemin, détour vers le tout petit port de Quintay, conseillé par Korke. La route est tortueuse, mais le site vaut le déplacement. Nous avons très bien mangé au Restorán Pescadores, qui sert des poissons et fruits de mer excellents : Pastel de Jaiba (gratin de crabe), calamars, ostiones …
A Valparaiso, la ville perchée sur des collines fait penser à Lisbonne avec ses trolleys et ses funiculaires. Les rues sont très vivantes, et très bariolées du fait des façades de toutes les couleurs et du « street art » omniprésent. Mais la météo couverte – eh oui, c’est toujours l’hiver – ne permet pas de l’apprécier pleinement.

 

Une vue depuis les "cerros" (collines) de Valparaiso... dans la brume...

Une vue depuis les « cerros » (collines) de Valparaiso… dans la brume…

Nous conseillons Valparaiso à une période plus clémente. L’hôtel Somerscales réservé par Korke est notre préféré de tout le séjour : la façade est avenante en blanc et bleu marine, avec un palmier dans le jardin ; les pièces sont très belles et hautes de plafond, joliment meublées, décorées de nombreuses antiquités ; les membres du personnel sont très prévenants et chaleureux, et les rares à nous avoir parlé spontanément en anglais ou en français (mais il est vrai qu’ailleurs, devoir baragouiner en mauvais espagnol avec les Chiliens faisait partie des plaisirs du voyage et du dépaysement).

A conseiller aussi, le Cafe Vinilo (Calle Almonte Montt 448) recommandé par Korke : la carte est réduite, mais tout est frais, typique et excellent, dans un cadre très sympathique où est diffusée de la musique Jazz sur vinyles. En plus, le chef Gonzalo Lara organise en journée un « antitour » dans sa voiture, durant lequel il montre et commente des facettes de la « vraie » Valpo. Nous n’avons certainement pas vu les curiosités touristiques, mais ça valait la peine. Enfin, à signaler que le 4×4 que Korke nous avait réservé est inapproprié dans les rues escarpées de la ville, c’était un vrai veau ! Si possible, essayer d’avoir une petite voiture urbaine et légère (mais bon, il faut aussi un grand coffre pour loger 4 valises).
Sur le retour vers Santiago, arrêt au domaine vinicole Viñamar près de Casablanca, pour une dégustation de vin et un repas. L’accompagnateur était très compétent et passionné. Pourtant, nous n’avons pas été convaincu par les vins. En revanche, le repas était excellent, et nous conseillons de passer par Korke pour le réserver, parce que les tarifs à la carte étaient aussi assez impressionnants.
Pour finir, une journée express à Santiago : clairement pas assez pour voir quoi que ce soit. Surtout, il faut éviter de s’engouffrer dans le métro à l’heure de pointe vers 17h30 : il nous a été impossible de monter dans l’une des plus de 20 rames que nous avons vu passer en 45mn, et nous avons fini par renoncer et à aller au centre-ville à pied … comme des milliers de Chiliens autour de nous dans les avenues. Nous avons vu passer des bus articulés qui pliaient au milieu sous la charge. Clairement, Santiago a un problème de saturation de ses transports en commun, qui nous a été confirmé par le personnel de l’hôtel.

A côté, les incidents d’exploitation de la ligne 13 à Paris, c’est de la rigolade. L’hostal Casa de Todos était correct sans plus, car le couloir amplifiait tous les bruits de clé ou de petit déjeuner. Finalement, le meilleur moment a été la dernière matinée sur le Virgen Cerro, au Santuario de la Inmaculada Concepción, depuis lequel on contemple toute la ville jusqu’aux Andes. On y accède par un funiculaire, et il vaut mieux se présenter avant 10h30 un samedi matin, sinon la file d’attente devient vite très longue.

Pour conclure, un excellent voyage plein de bons souvenirs, et un goût de trop peu : Une 3ème semaine aurait permis d’apprécier encore plus de lieux et de rencontres – sans même parler de se rendre sur l’Île de Pâques ou plus au Sud : ça c’est pour les prochains voyages … avec Korke !

Merci à vous,

Matthias, Antoine, Laure et David (Frances)- david.baize@gmail.com