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Culture

Le vin en Argentine

23, septembre, 2014

La production du vin en argentine est réalisée traditionnellement dans les provinces de Mendoza, San Juan, Salta, La Rioja, Cordoba, Catamarca et ces dernières années, une production a commencé également dans les provinces de Neuquen, Rio Negro, Entre Rios, Chubut, Buenos Aires et à Santa Fe. 

vins argentins mendoza

Les vignobles de Mendoza, situés au pied de la Cordillère des Andes, représentent la plus grande partie de la production viticole argentine avec près de 60 %.

Le vin en Argentine est la boisson nationale, le pays étant d’ailleurs au passage le plus important producteur de vin d’Amérique Latine, le cinquième producteur au niveau mondial et le neuvième exportateur au Monde. Ces dernières années, la qualité du vin argentin s’est améliorée de façon importante et a gagné du terrain sur le marché mondial. En 2010, les ventes ont atteint un chiffre d’affaires de 650 millions de dollars, soit une hausse de 17% par rapport à l’année précédente. L’Argentine s’est ainsi substituée au Chili comme principal vendeur de vins aux Etats-Unis, le marché le plus important de la planète. 

vins argentins-cafayate-1

Outsiders de qualité, les viticulteurs de la région de Cafayate sont obligés de faire de la qualité la priorité du au manque de terres cultivables adaptées à la viticulture.

Le vin est un ingrédient classique de la gastronomie argentine telle que les produits méditerranéens comme l’huile d’olive, le citron, l’ail, l’oignon ou encore le laurier. En Argentine, le vin accompagne tous les repas, principalement le fameux « asado », le barbecue national. Par ailleurs, les multiples vagues d’immigration transatlantique en provenance d’Italie, d’Espagne, du sud de l’Europe et même de Grèce, à partir de la moitié du 20e siècle, ont renforcé ce régime alimentaire méditerranéen. Auparavant, les plats de la population urbaine autochtone étaient accompagnés de vins rouge de table de type « priorato » (originaire de la province espagnole de Tarragona) et ceux du milieu rural et gaucho d’ »arrope », un sirop de raisin caramélisé typique d’Espagne. Les Argentins sont ainsi de très bons consommateurs de vins. En 2006, la consommation moyenne a atteint 45 litres de vin par année per capita. 

vins argentins Bodega la Rosa

La bodega La Rosa, un établissement situé dans la région de Cafayate et qui a ouvert sa « bodega » au tourisme, permettant à des centaines de visiteurs l’accès au très haut standing de ses installations.

Le vin le plus traditionnel des Argentins est certainement le vino « tinto » ou vin rouge, possédant beaucoup de corps et d’astringence, c’est-à-dire la propriété qu’acquièrent certains vins sous l’effet du tannage des protéines. Sa couleur est appelée « quebracho » en référence au schinopsis balansae, un arbre rougeâtre dont la teneur est très forte en tannins tout comme ce vin rouge. Pendant la deuxième moitié du 20e siècle, la classe moyenne argentine va favoriser la consommation des vins dits « rosados » ou rosés, dont le bouquet est intermédiaire, situé entre les vins intenses et rugueux et les vins plus doux tels que les « claretes » de type italien dont l’élaboration est semblable à celle du vin rouge ou des vins encore plus doux tels que les vins blancs. Les vins blancs communs vont se généraliser au sein de la population, ce qui aura pour effet d’amoindrir leur qualité. 

Les raisins qui sont produits dans la zone cordillère et précordillère de l’Argentine sont riches en glucoses avec comme conséquences d’excellents éthanols et des flavonoïdes équilibrés.

Le vin étant forcément associé à la culture de la bonne table, ici à la Casa de la Bodega on associe les deux de façon typique et ancestrale.

Le vin étant forcément associé à la culture de la bonne table, ici à la Casa de la Bodega on associe les deux de façon typique et ancestrale.

Les débuts de la production vinicole de l’Argentine remontent à 1556 lorsque le presbytère Juan Cedron planta dans la province du nord-ouest argentin de Santiago del Estero les toutes premières vignes de muscats ou « uvas país » provenant et cultivés dans la ville du nord chilien, La Serena. Dans premier temps, la production était censée être utilisée durant la messe. Un demi-siècle plus tard, les Franciscains vont importer des importer des raisins Malvasia des Iles Canaries vers la province de Salta. Le but de ces missionnaires était de produire des vins blancs et doux, aptes à être utilisés également durant les cérémonies religieuses.

23 septembre 2014|Argentine, Culture, économie, histoire|

Cimetière de la Recoleta

06, juin, 2014

Souvent classé deuxième plus beau cimetière au Monde (derrière le cimetière du Père-Lachaise à Paris), le  Cimetière de la Recoleta se situe dans le quartier de la Recoleta de la capitale argentine, Buenos Aires. Il a été imaginé et conçu par l’architecte français du 19e siècle, Prosper Catelin. Dans celui-ci, se trouvent de nombreuses sépultures de personnalités argentines réputées.   

Une allée du splendide cimetìere, composé de toute part de mausolées ornés de bronze et de sculptures majestueuses.

Une allée du splendide cimetìere, composé de toute part de mausolées ornés de bronze et de sculptures majestueuses.

Lorsque les frères de l´Ordre des Augustins Recollets Déchaussés arrivèrent dans cette zone, située en dehors de Buenos Aires, au début du 18e siècle, en 1732, ils battirent sur ce lieu un couvent et une église sous le patronage de la Vierge du Pilar. De nos jours, la Basilique Notre-Dame-du-Pilier de Buenos Aires est classée en tant que monument historique national. Au fil du temps, les habitants

Salvadar Carril et sa femme ne s'adressaient plus la parole depuis plus de 30 ans. Lorsqu'il mourût, elle énonça le voeux que sa statue lui tourne à tout jamais le dos.

Salvadar Carril et sa femme ne s’adressaient plus la parole depuis plus de 30 ans. Lorsqu’il mourût, elle énonça le voeux que sa statue lui tourne à tout jamais le dos.

transposèrent le nom « Recoletos » (Recollets) au lieu qui finit par s’appeler « la Recoleta ». 

Les Recollets furent dissouts en 1822 et le potager du couvent devint le premier cimetière public de Buenos Aires sous l’initiative du gouverneur de la province de Buenos Aires, Martin Rodriguez, lui-même enterré dans ce cimetière, et du président Bernardino Rivadavia. Aux environs de 1870, lors de l’épidémie de fièvre jaune, la Recoleta devient un quartier de Buenos Aires très prisé par les classes aisées car celles-ci avaient abandonné leurs quartiers à cause de la propagation de la maladie. Cette gentrification transforma également le cimetière qui accueillit dorénavant les défunts de familles prestigieuses de Buenos Aires.   

Le Cimetière de la Recoleta est un monument artistique en soi. L’entrée principale est constituée d’un portique de quatre colonnes d’ordre dorique grec, construit en 1881. Le frontispice extérieur tout comme celui de l’intérieur du cimetière possède des inscriptions en latin qui sont en fait des messages destinés aux morts. Les colonnes situées en face des frontispices sont décorées de onze allégories qui représentent les premiers symboles de la vie et de la mort. 

Liliana Crocciati était la fille d'un coiffeur, peintre et poète italien renommé. Morte à Innsbruck en 1970 pendant sa Lune de Miel par une avalanche qui pénétra sa chambre d'hôtel par la fenêtre oú elle fut écrasée et tuée par asphyxie.  La sculpture représente  Liliana vêtue de sa robe de mariée, portant son anneau de mariage et accompagné de son chien Sabú.

Liliana Crocciati était la fille d’un coiffeur, peintre et poète italien renommé. Morte à Innsbruck en 1970 pendant sa Lune de Miel par une avalanche qui pénétra sa chambre d’hôtel par la fenêtre oú elle fut écrasée et tuée par asphyxie. La sculpture représente Liliana vêtue de sa robe de mariée, portant son anneau de mariage et accompagné de son chien Sabú.

Le cimetière est immense, sa superficie est  de 54.843 mètres carrés. Plusieurs des monuments de l’endroit ont été déclarés Monuments historiques nationaux. On compte ainsi divers mausolées de marbre décorés de statues dans une kyrielle de styles architecturaux. Le Cimetière de la Recoleta est organisé en pâtés avec d’amples avenues plantées d’arbres qui donnent accès  sur des petites ruelles latérales où se trouvent alignées les mausolées et les voûtes. Sur chaque mausolée est taillé le nom de la famille et les membres possèdent chacun une plaque de bronze. 

6 juin 2014|Argentine, Culture, histoire, sites à voir|

Les indiens Pampas ou pampeanos

31, mars, 2014

On parle en fait d’ethnie « pampas » car il s’agit de la dénomination apposée par les conquistadores espagnols aux différents groupements aborigènes qui vivaient sur les territoires de la pampa argentine. Originellement, selon plusieurs spécialistes, les indiens Pampas en tant que tels se seraient dénommés « het » (groupe subdivisé lui-même en indiens taluhets, chechehets et diuihets), les indiens tehuelches septentrionaux qui peuplaient le sud de la ville actuelle de Buenos Aires. Le nom « pampa » fut également employé et apposé à des communautés indiennes « araucanisées » c’est-à-dire résultant du métissage des Hets et des Mapuches.

Indiens pampa3Le mot « pampa » est issu de la langue quechua. Il s’agit d’un mot hybride qui s’est intégré à la dénomination espagnole apposée aux indiens qui habitaient La Pampa et aux groupes qui intégraient en général la région pampéenne correspondant aux provinces argentines de Buenos Aires, Cordoba, Santa Fe et San Luis.

Indiens pampa2Scientifiquement, on parle d’ « anciens Pampas » et de « Pampas du 19e siècle ». Les « anciens Pampas » correspondant aux groupements hets, tandis que les « Pampas du 19e siècle » sont apparentés avec les communautés « araucanisées » et mélangées avec les indiens tehuelches septentrionaux.

Dans la langue quechua, le mot « pampa » signifie une « plaine » située principalement au sein d’un cordon montagneux. Les Espagnols qui, au 16e siècle, passèrent de la région andine aux vastes plaines sans forêts, appelèrent cette région la « Pampa ». Bien que l’origine du terme soit quechua, leur langue ne provenait pas de cette ethnie, on méconnait d’ailleurs l’origine de l’idiome des indiens pampas. Cependant, certains de leurs mots font penser à des mots similaires  à ceux de l’idiome puelches des gününa-këna (un peuple de la Patagonie) et à ceux de la langue des Mapuches, le mapudungun.

31 mars 2014|Argentine, Culture, géographie, histoire|
Vue de Salta vers l'Est

Salta

24, février, 2014
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Vue de la Plaza 9 de Julio sur la Iglesia catedral de Salta

tour de l'eglise San Francisco - salta

Vue de la tour de l’eglise San Francisco situé près de la place 9 de Julio

Située à plus de 1.200 mètres au-dessus du niveau de la mer, la ville argentine de Salta a été fondée le 16 avril 1582 par le conquistador et explorateur espagnol, Don Hernando de Lerma, gouverneur de Tucuman. Ancienne terre des Incas, Salta, capitale de la province homonyme, se trouve dans une vallée du nord argentin, nommée la vallée de Lerma.
A son origine, la ville fut appelée la « Muy Noble y Leal Ciudad de San Felipe de Lerma en el Valle de Salta ». Toutefois, une fois son fondateur tyrannique décédé, les habitants changèrent son nom en San Felipe de Salta et, avec le temps, seule la dernière partie d’origine indigène perdurera. Plusieurs étymologies aymaras semblent expliquer le nom « Salta ». Ce nom serait issu du mot aymara, « Salla »qui signifie « rocher » et « ta », « lieu », donc « lieu de rochers ». Il s’agit de l’étymologie la plus reconnue mais plusieurs spécialistes estiment que le nom de la ville trouverait également son origine dans le mot quechua « sagtay » ou « sagta » signifiant « très beau ». C’est ainsi que l’on a aussi nommé cette « Salta la linda », soit « Salta la belle ».
Anciennement, la zone de la ville de Salta était occupée depuis le 12e siècle par les populations incas, issues de la région du lac de la Cordillère des Andes, le lac Titicaca. Les indigènes qui peuplaient la vallée de Lerma étaient principalement agriculteurs et éleveurs. Spécialisés dans l’art textile et dans la poterie, ces indiens d’origine Inca ou quechua ont laissé un témoignage du foisonnement de leur culture : les ruines de Incahuasi, situées dans le département de Rosario de Lerma, au sud-est de Salta, à 2.860 mètres au-dessus du niveau de la mer. Selon les experts, ces ruines constituaient une ancienne forteresse qui servait à prendre le dessus sur les tribus diaguitas et sur celles de la région chilienne d’Atacama.
Les premières expéditions exploratrices du territoire correspondant à Salta sont descendues de la Vice-Royauté du Pérou et se sont poursuivies jusqu’en 1535, 43 ans après que Cristobal Colon ait découvert le continent latino-américain. C’est en 1550 que la région fut complètement colonisée. Lorsque l’impopulaire explorateur Lerma fonda la ville, il utilisa les voies de communication des indigènes afin d’améliorer l’accès de la région aux colons et de permettre de la même manière le développement du commerce avec le Pérou. Les hommes, les animaux, les marchandises et l’information purent ainsi circuler de façon optimale. La création de ces nouvelles routes put également améliorer la communication et l’approvisionnement entre les ports de El Callao au Pérou et de Buenos Aires, en Argentine. Lors de son extension, Salta se vit confrontée à l’hostilité des indigènes, fortement réprimées. Les indigènes qui se rebellèrent le plus dans cette région furent les indiens Calchaquis entre 1630 et 1640.

vue aérienne salta

Vue aérienne de salta

Cependant, Salta continua à se développer grâce à son importante position stratégique pour les conquistadores. On assista au fur et à mesure à une réduction drastique des populations indigènes de la part des colons qui introduisirent parallèlement des populations africaines. En 1778, cette migration africaine et sa descendance composaient 46% des habitants de Salta. L’équilibre entre le port péruvien de El Callao et Buenos Aires était difficile à maintenir pour la colonie espagnole. En 1776, la Vice-Royauté du Rio de la Plata fut créée et Salta se renforça. Salta fut désignée capitale de l’Intendance de Salta de Tucuman.
Après 1810, le commerce avec le Haut Pérou fut interrompu et la guerre pour l’indépendance de l’Argentine produisit la détérioration du commerce dans le nord-est du pays. Après la guerre, la ville recommença à croitre et put recevoir les ressources du Haut Pérou. Située entre Lima et Buenos Aires, durant la guerre d’indépendance, Salta eut un rôle de contention empêchant les Espagnols de progresser sur ces terres depuis le Nord argentin. Les troupes indépendantistes qui se battaient contre l’armée réaliste gagnèrent une bataille décisive, la bataille de Salta, en 1813, grâce au général Martin Miguel de Guëmes, qui permit de libérer complètement la région. Toutefois, après l’indépendance de l’Argentine en 1816, la ville était totalement ruinée économiquement et une période de décadence commença. Ce n’est qu’à partir de 1890 que Salta put, grâce aux chemins de fer et à l’immigration espagnole, italienne, syrienne et libanaise, se développer à nouveau.

salta vue de quartier Guelmes

Une vue de Salta depuis un des hôtels du quartier Guelmes.

A partir la moitié du 20e siècle, la ville connut un essor démographique important. En 1960, les habitants de Salta étaient au nombre de 115.000.
Actuellement, selon le recensement de 2010, la population de Salta dépasse les 550.000 personnes. Il s’agit de la huitième ville la plus peuplée d’Argentine. Salta est traversée par le fleuve Arenales qui la divise entre le nord et le sud.
La ville de Salta possède une architecture qui témoigne de son passé colonial. Le voyageur pourra, par exemple, visiter le bâtiment colonial le plus ancien de la ville, le Cabildo dont la construction remonte à 1780 qui abrite aujourd’hui deux musées : le Musée Historique du Nord et le Musée Colonial des Beaux-Arts. La Cathédrale de Salta vaut également le détour. Citons encore l’Iglesia de San Francisco, édifice religieux de style néoclassique datant du 19e siècle. Le Musée d’archéologie de Alta Montaña est situé dans le centre de la ville. Il est possible d’y découvrir beaucoup de vestiges d’un sanctuaire de haute montagne de la civilisation inca ainsi que les momies du volcan Llullaillaco. La ville est réputée pour sa culture. Le voyageur pourra y découvrir de fabuleux carnavals folkloriques à connotation religieuse durant tout l’été.


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24 février 2014|Argentine, Culture, économie, géographie, histoire, sites à voir|

Les indiens Tobas

05, février, 2014

Les indiens Tobas, également dénommés Kom ou qom, sont une ethnie appartenant au groupe de la pampa de la région du Gran Chaco dans le nord de l’Argentine, qui comprend quatre autres provinces argentines : Santa Fe, Santiago del Estero, Salta et Formosa). Les Tobas font également partie du grand groupe de peuples indigènes nommé «Guaycurús», une famille de peuples amérindiens que l’on retrouve également en Bolivie, au Paraguay et au Brésil.

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Image très rare d’indiens Tobas dans leur attirail original devant leur hutte (image probablement prise par un missionaire)

Leur langue est le « qomlaqtaq » qui, d’un point de vue linguistique, est compris dans le groupe des langues « guaycurúes » (« waykuruanes » ou « waikuruanes »), elles-mêmes inclues, selon plusieurs auteurs, dans le corpus des langues langues mataguayo (ou langues mataco, langues mataco-mataguayo, langues mataco-maká), une famille de langues amérindiennes d’Amérique Latine, parlées en Argentine, au Paraguay et en Bolivie. Le mot « toba » est issu de la langue guarani et signifie « grand front ».

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Groupe d’indiens Tobas devant leur campement vers la fin du 19e siècle.

Les Tobas étaient originellement un groupe d’indigènes nomades qui vivait de la chasse, de la pêche et de la collecte de fruits et de légumes. En outre, ils pratiquaient l’art de la céramique et possédaient une technique avancée des créations textiles et de la vannerie.

Groupe d’indiens Tobas devant leur campement vers la fin du 19e siècle.A partir de 1880, le gouvernement régional argentin a commencé à occuper les terres des indiens tobas. Cette campagne dura jusqu’en 1919, année durant laquelle eut lieu un conflit important entre les différents groupes « guaycurús » et l’armée argentine. Les armes mais aussi l’alcohol eurent raison des indiens tobas. C’est ainsi que les terres ancestrales destinées à la chasse furent annexés aux zones des propriétaires terriens et destinées à l’industrie du bois. Un petit nombre d’indiens tobas fut capable de travailler pour les latifundistes. En effet, dans la cosmovision tobas, le quebracho, principal arbre des terres du Gran Chaco, sont sacrés. Malgré une déforestation de leurs territoires, les Tobas purent survivre grâce à la pêche et à la vente de leur artisanat ainsi qu’à des petits emplois domestiques et ruraux pour le colonisateur blanc. Par la suite, ils eurent plus de travail dans des industries de la production de coton.

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Deux indiens Tobas du Paraguay (carte postale de la fin du 19e siècle)

Jusqu’au 19e siècle, les indiens tobas vivaient principalement de la chasse et de la collecte de fruits et de légumes. Le travail était organisé selon le sexe des participants : les hommes dès leur plus jeune âge prenaient part aux activités de chasse et de la pêche et les femmes à l’activité agricole et horticole. Sur de petites parcelles de terre, ils cultivaient les carottes appelées dans leur langue « nachitek », le maïs nommé « oltañi », les haricots « avagha », etc.

Les descendants des Tobas habitent surtout la ville de Rosario. Dans un premier temps, leurs ancêtres ne furent pas bien reçus mais ils ne furent pas expulsés. Entre 1950 et 1960, les indiens tobas vont arriver en masse à Rosario, attirés par la prospérité industrielle de la ville. Au fil des années, ils purent s’intégrer à la population et ils s’installèrent dans le quartier « San Francisquito », dans la périphérie. Malgré cette assimilation, les Tobas ne perdirent ni leur identité ethnique, ni la relation qu’ils entretenaient avec leur milieu d’origine. Cela se doit surtout à l’organisation sociale et parentale des aborigènes qui permit que la relation entre les Tobas de Rosario et ceux de la région du Chaco perdure.

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Groupe d’indiens Tobas « civilisés »

La culture des Tobas était basée sur leurs traditions. Ces derniers vivaient dans des cabanes de bois recouvertes de paille qui mesuraient environ deux mètres de diamètre. La fabrication d’ustensiles de céramique, de cuir et de tissu était principalement utilitaire. Les hommes décoraient leur tête avec des plumes et des plantes. Hommes et femmes s’ornaient de bracelets et de colliers confectionnés à partir des dents et des ongles d’animaux mais aussi de semences, de plumes et de coquillages.

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Image représentative de la misère des indiens Tobas de la région du Chaco en Argentine dans l’actualité.

En 2001, 60.000 personnes se revendiquaient d’origine de l’ethnie qom, la plupart issues de la province de Chaco. En 2007, les principales communautés de descendants tobas se situaient dans la province de Tarija, en Bolivie, à l’ouest de la province argentine de Formosa. De nos jours, les Tobas sont près de 70.000 en Argentine. Par contre, en Bolivie, ils sont qu’un peu plus de 140 et 700 au Paraguay. La majorité des descendants d’indiens tobas se sont intégrés à la population argentine. Ceux qui vivent encore au sein des territoires ancestraux subsistent grâce à une vie communautaire rurale organisée démocratiquement. Ils cultivent des petites parcelles et ont des emplois ruraux. Comme l’expliquait le quotidien Courier International il y a dix ans, les indiens tobas sont devenus agriculteurs pour survivre au déboisement de leurs terres. De nos jours, plusieurs d’entre eux disposent de titres de propriété foncière.

5 février 2014|Argentine, Culture, géographie, histoire|

Le Musée d’Art Précolombien ou Real Casa de Aduana

21, août, 2013

Le Musée d’Art Précolombien se situe à l’intersection des rues Bandera et Companía dans le centre historique de la Plaza de Armas. Le nom originel de l’immeuble est Real Casa de Aduana et Anciens Tribunaux.

audio-iconAUDIOTOUR KORKE : Ecoutez cet article en cliquant sur le lecteur ci-dessous. ©2013 Turismo Korke Ltda.

Cet édifice est construit au début du 19ème siècle par les ingénieurs militaires Miguel María de Atero et Agustín Cavallero. Dans un premier temps, l’immeuble est occupé la Real Aduana ou Douane maisil abrite à partir de 1845 les Tribunaux de la Justice. Cet édifice dépouillé possède toutes les caractéristiques du Néoclassicisme avec une touche italienne. En effet, Joaquin Toesca, architecte italien au service de la Couronne Espagnole, participe à la construction initiale. On peut d’ailleurs observer toute la similitude entre le Palais de la Moneda* de Toesca et l’Édifice de la Real Casa de Aduana auquel il collabore.
Aujourd’hui, le musée fonctionne depuis plus de deux décennies. Il est l’oeuvre de la collection impressionnante de Sergio Larraín Garcia-Moreno, architecte fondateur de ce magnifique musée.

21 août 2013|Chili, Culture, Culture Andine, histoire, santiago, sites à voir|