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économie

Le vin en Argentine

23, septembre, 2014

La production du vin en argentine est réalisée traditionnellement dans les provinces de Mendoza, San Juan, Salta, La Rioja, Cordoba, Catamarca et ces dernières années, une production a commencé également dans les provinces de Neuquen, Rio Negro, Entre Rios, Chubut, Buenos Aires et à Santa Fe. 

vins argentins mendoza

Les vignobles de Mendoza, situés au pied de la Cordillère des Andes, représentent la plus grande partie de la production viticole argentine avec près de 60 %.

Le vin en Argentine est la boisson nationale, le pays étant d’ailleurs au passage le plus important producteur de vin d’Amérique Latine, le cinquième producteur au niveau mondial et le neuvième exportateur au Monde. Ces dernières années, la qualité du vin argentin s’est améliorée de façon importante et a gagné du terrain sur le marché mondial. En 2010, les ventes ont atteint un chiffre d’affaires de 650 millions de dollars, soit une hausse de 17% par rapport à l’année précédente. L’Argentine s’est ainsi substituée au Chili comme principal vendeur de vins aux Etats-Unis, le marché le plus important de la planète. 

vins argentins-cafayate-1

Outsiders de qualité, les viticulteurs de la région de Cafayate sont obligés de faire de la qualité la priorité du au manque de terres cultivables adaptées à la viticulture.

Le vin est un ingrédient classique de la gastronomie argentine telle que les produits méditerranéens comme l’huile d’olive, le citron, l’ail, l’oignon ou encore le laurier. En Argentine, le vin accompagne tous les repas, principalement le fameux « asado », le barbecue national. Par ailleurs, les multiples vagues d’immigration transatlantique en provenance d’Italie, d’Espagne, du sud de l’Europe et même de Grèce, à partir de la moitié du 20e siècle, ont renforcé ce régime alimentaire méditerranéen. Auparavant, les plats de la population urbaine autochtone étaient accompagnés de vins rouge de table de type « priorato » (originaire de la province espagnole de Tarragona) et ceux du milieu rural et gaucho d’ »arrope », un sirop de raisin caramélisé typique d’Espagne. Les Argentins sont ainsi de très bons consommateurs de vins. En 2006, la consommation moyenne a atteint 45 litres de vin par année per capita. 

vins argentins Bodega la Rosa

La bodega La Rosa, un établissement situé dans la région de Cafayate et qui a ouvert sa « bodega » au tourisme, permettant à des centaines de visiteurs l’accès au très haut standing de ses installations.

Le vin le plus traditionnel des Argentins est certainement le vino « tinto » ou vin rouge, possédant beaucoup de corps et d’astringence, c’est-à-dire la propriété qu’acquièrent certains vins sous l’effet du tannage des protéines. Sa couleur est appelée « quebracho » en référence au schinopsis balansae, un arbre rougeâtre dont la teneur est très forte en tannins tout comme ce vin rouge. Pendant la deuxième moitié du 20e siècle, la classe moyenne argentine va favoriser la consommation des vins dits « rosados » ou rosés, dont le bouquet est intermédiaire, situé entre les vins intenses et rugueux et les vins plus doux tels que les « claretes » de type italien dont l’élaboration est semblable à celle du vin rouge ou des vins encore plus doux tels que les vins blancs. Les vins blancs communs vont se généraliser au sein de la population, ce qui aura pour effet d’amoindrir leur qualité. 

Les raisins qui sont produits dans la zone cordillère et précordillère de l’Argentine sont riches en glucoses avec comme conséquences d’excellents éthanols et des flavonoïdes équilibrés.

Le vin étant forcément associé à la culture de la bonne table, ici à la Casa de la Bodega on associe les deux de façon typique et ancestrale.

Le vin étant forcément associé à la culture de la bonne table, ici à la Casa de la Bodega on associe les deux de façon typique et ancestrale.

Les débuts de la production vinicole de l’Argentine remontent à 1556 lorsque le presbytère Juan Cedron planta dans la province du nord-ouest argentin de Santiago del Estero les toutes premières vignes de muscats ou « uvas país » provenant et cultivés dans la ville du nord chilien, La Serena. Dans premier temps, la production était censée être utilisée durant la messe. Un demi-siècle plus tard, les Franciscains vont importer des importer des raisins Malvasia des Iles Canaries vers la province de Salta. Le but de ces missionnaires était de produire des vins blancs et doux, aptes à être utilisés également durant les cérémonies religieuses.

23 septembre 2014|Argentine, Culture, économie, histoire|
Vue de Salta vers l'Est

Salta

24, février, 2014
plaza 9 de Julio - salta

Vue de la Plaza 9 de Julio sur la Iglesia catedral de Salta

tour de l'eglise San Francisco - salta

Vue de la tour de l’eglise San Francisco situé près de la place 9 de Julio

Située à plus de 1.200 mètres au-dessus du niveau de la mer, la ville argentine de Salta a été fondée le 16 avril 1582 par le conquistador et explorateur espagnol, Don Hernando de Lerma, gouverneur de Tucuman. Ancienne terre des Incas, Salta, capitale de la province homonyme, se trouve dans une vallée du nord argentin, nommée la vallée de Lerma.
A son origine, la ville fut appelée la « Muy Noble y Leal Ciudad de San Felipe de Lerma en el Valle de Salta ». Toutefois, une fois son fondateur tyrannique décédé, les habitants changèrent son nom en San Felipe de Salta et, avec le temps, seule la dernière partie d’origine indigène perdurera. Plusieurs étymologies aymaras semblent expliquer le nom « Salta ». Ce nom serait issu du mot aymara, « Salla »qui signifie « rocher » et « ta », « lieu », donc « lieu de rochers ». Il s’agit de l’étymologie la plus reconnue mais plusieurs spécialistes estiment que le nom de la ville trouverait également son origine dans le mot quechua « sagtay » ou « sagta » signifiant « très beau ». C’est ainsi que l’on a aussi nommé cette « Salta la linda », soit « Salta la belle ».
Anciennement, la zone de la ville de Salta était occupée depuis le 12e siècle par les populations incas, issues de la région du lac de la Cordillère des Andes, le lac Titicaca. Les indigènes qui peuplaient la vallée de Lerma étaient principalement agriculteurs et éleveurs. Spécialisés dans l’art textile et dans la poterie, ces indiens d’origine Inca ou quechua ont laissé un témoignage du foisonnement de leur culture : les ruines de Incahuasi, situées dans le département de Rosario de Lerma, au sud-est de Salta, à 2.860 mètres au-dessus du niveau de la mer. Selon les experts, ces ruines constituaient une ancienne forteresse qui servait à prendre le dessus sur les tribus diaguitas et sur celles de la région chilienne d’Atacama.
Les premières expéditions exploratrices du territoire correspondant à Salta sont descendues de la Vice-Royauté du Pérou et se sont poursuivies jusqu’en 1535, 43 ans après que Cristobal Colon ait découvert le continent latino-américain. C’est en 1550 que la région fut complètement colonisée. Lorsque l’impopulaire explorateur Lerma fonda la ville, il utilisa les voies de communication des indigènes afin d’améliorer l’accès de la région aux colons et de permettre de la même manière le développement du commerce avec le Pérou. Les hommes, les animaux, les marchandises et l’information purent ainsi circuler de façon optimale. La création de ces nouvelles routes put également améliorer la communication et l’approvisionnement entre les ports de El Callao au Pérou et de Buenos Aires, en Argentine. Lors de son extension, Salta se vit confrontée à l’hostilité des indigènes, fortement réprimées. Les indigènes qui se rebellèrent le plus dans cette région furent les indiens Calchaquis entre 1630 et 1640.

vue aérienne salta

Vue aérienne de salta

Cependant, Salta continua à se développer grâce à son importante position stratégique pour les conquistadores. On assista au fur et à mesure à une réduction drastique des populations indigènes de la part des colons qui introduisirent parallèlement des populations africaines. En 1778, cette migration africaine et sa descendance composaient 46% des habitants de Salta. L’équilibre entre le port péruvien de El Callao et Buenos Aires était difficile à maintenir pour la colonie espagnole. En 1776, la Vice-Royauté du Rio de la Plata fut créée et Salta se renforça. Salta fut désignée capitale de l’Intendance de Salta de Tucuman.
Après 1810, le commerce avec le Haut Pérou fut interrompu et la guerre pour l’indépendance de l’Argentine produisit la détérioration du commerce dans le nord-est du pays. Après la guerre, la ville recommença à croitre et put recevoir les ressources du Haut Pérou. Située entre Lima et Buenos Aires, durant la guerre d’indépendance, Salta eut un rôle de contention empêchant les Espagnols de progresser sur ces terres depuis le Nord argentin. Les troupes indépendantistes qui se battaient contre l’armée réaliste gagnèrent une bataille décisive, la bataille de Salta, en 1813, grâce au général Martin Miguel de Guëmes, qui permit de libérer complètement la région. Toutefois, après l’indépendance de l’Argentine en 1816, la ville était totalement ruinée économiquement et une période de décadence commença. Ce n’est qu’à partir de 1890 que Salta put, grâce aux chemins de fer et à l’immigration espagnole, italienne, syrienne et libanaise, se développer à nouveau.

salta vue de quartier Guelmes

Une vue de Salta depuis un des hôtels du quartier Guelmes.

A partir la moitié du 20e siècle, la ville connut un essor démographique important. En 1960, les habitants de Salta étaient au nombre de 115.000.
Actuellement, selon le recensement de 2010, la population de Salta dépasse les 550.000 personnes. Il s’agit de la huitième ville la plus peuplée d’Argentine. Salta est traversée par le fleuve Arenales qui la divise entre le nord et le sud.
La ville de Salta possède une architecture qui témoigne de son passé colonial. Le voyageur pourra, par exemple, visiter le bâtiment colonial le plus ancien de la ville, le Cabildo dont la construction remonte à 1780 qui abrite aujourd’hui deux musées : le Musée Historique du Nord et le Musée Colonial des Beaux-Arts. La Cathédrale de Salta vaut également le détour. Citons encore l’Iglesia de San Francisco, édifice religieux de style néoclassique datant du 19e siècle. Le Musée d’archéologie de Alta Montaña est situé dans le centre de la ville. Il est possible d’y découvrir beaucoup de vestiges d’un sanctuaire de haute montagne de la civilisation inca ainsi que les momies du volcan Llullaillaco. La ville est réputée pour sa culture. Le voyageur pourra y découvrir de fabuleux carnavals folkloriques à connotation religieuse durant tout l’été.


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24 février 2014|Argentine, Culture, économie, géographie, histoire, sites à voir|

Visite de la mine de Humberstone: 2ème partie – L’usine, le kioske à musique et l’école

10, septembre, 2013

Visite de la mine de salpêtre Santiago Humberstone, Pozo Almonte, Chili

4- L’usine

audio-iconAUDIOTOUR KORKE : Ecoutez cet article en cliquant sur le lecteur ci-dessous. ©2013 Turismo Korke Ltda.

Au bout de l’Avenue Baquedano, nous distinguons l’ancienne usine de salpêtre, Santa Laura. Elle se trouve au nord-est de la « Torta de Ripios ». Cet immense tas en face de l’usine est en fait la réserve de résidus restants après l’élaboration du salpêtre. L’amas de déchets est formé de gravats, de sable, d’argile et de composants chimiques comme le nitrate, le magnésium, le lithium ou encore l’iode et le phosphate. On peut encore observer l’ancienne machine qui transformait la matière en nitrate de sodium. On y trouve aussi la fabrique d’iode et tout le complexe industriel d’Humberstone. La cheminée se dresse toujours au même endroit. Les habitants de la Pampa viennent voir le site une fois par an, pendant la semaine du salpêtre, lorsque celle-ci se remet en action et rejette sa fumée comme à l’époque de l’âge d’or du salpêtre.

5- Le Kioske à musique et l’hôpital

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Nous longeons maintenant le terrain de tennis à notre gauche et distinguons le kiosque à musique. À l’époque, le kiosque animait les après-midi sportives. Dans la base du pavillon de style anglais, se trouvaient les guichets contrôlant l’assistance des employés au travail.
Au sud-est de kiosque à musique, vers la droite, se situe un édifice blanc imposant. Il s’agit de l’hôpital construits en deux étapes. La première donnant sur la rue Tarapacá dans laquelle nous trouvons. Cette partie possède trois mansions qui abritaient le personnel de la clinique. La seconde partie fut construit le long de la rue Prat. L’immeuble était équipé d’un service de chirurgie, d’une banque de sang, d’un service de maternité et d’un cabinet de dentiste. La consultation médicale était gratuite et les coûts pris en charge par le bureau du salpêtre.

6- L’école publique

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En continuant notre marche dans la rue Tarapacá, nous rencontrons un nouvel édifice au coin de la rue Prat, à notre droite. Celui-ci abritait quatre logis de première ordre. Dans cet immeuble habitait l’ingénieur principal de l’usine, le directeur de l’hôpital, le chef de la section de bien-être social et le directeur de l’école.
L’école publique se situe sur le côté droit de la rue Tarapacá. À l’intérieur, il est possible de visiter les anciennes classes des élèves de Humberstone.
Dans les années 40, la Directrice de l’école publique, Dina Erraz était une ancienne condisciple et collègue de la poétesse national Gabriela Mistral. En effet, Gabriela Mistral était directrice du Lycée de filles d’Antofagasta. À cette époque, Dina Erraz avait l’habitude de l’inviter chez elle. Lors de ses visites, Gabriel Mistral* s’entretenait et discutait avec les habitants d’Humberstone.

usine santiago Humberstone

A Lire aussi sur l’ère du salpêtre:

– Les bureaux de salpêtre Santiago Humberstone et Santa Laura

– L’âge d’or du salpêtre: La calle Baquedano de iquique et la Place Arturo Prat d’Iquique

– La Matanza ou Massacre de la Escuela Santa María d’Iquique

– L’ancien Bureau de salpêtre Santa Laura

– Le salpêtre

– James Thomas Humberstone alias Santiago Humberstone

– La guerre du salpêtre ou la Guerre du Pacifique

Déroulement suggéré de la visite du site:

1- Entrée principale et Avenue Baquedano
2- Le terrain de Tennis
3-La « casa de Administracion »
4- L’usine
5- Le kiosque à musique
6- L’école Publique
7- La Pulpería
8- Le théâtre
9- La Place
10- La piscine
11- Les Maison des ouvriers mariés
12- L’hôtel de Santiago Humberstone
13- Les maisons des ouvriers célibataires
14- Le marché
15- L’église
16- Le chemin de fer

PlanoHumberstone

10 septembre 2013|Chili, économie, histoire|

Visite de la mine de Humberstone: 1ere partie – L’Avenue baquedano

Visite de la mine de salpêtre Santiago Humberstone, Pozo Almonte, Chili

1- Entrée principale et Avenue Baquedano

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L’entrée au site d’Humberstone se fait par l’Avenue Baquedano, nommé en hommage à Manuel Baquedano, Général en chef de l’Armée du Chili et vainqueur de la Guerre du Pacifique. La première chose que l’on observe en entrant dans ses lieux est l’ancienne route utilisée pour transporter le nitrate de sodium jusqu’au moulins voisins de l’usine de Santa Laura. Les anciens véhicules que l’on observe étaient tirés par trois mules. Les premières maisons de l’entrée principale abritaient les chefs et les ouvriers moyens. On peut y admirer d’anciens wagons mais aussi une vieille locomotive à vapeur.
Nous continuons notre route tout droit sur l’Avenue Manuel Baquedano.

2- Le terrain de Tennis

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Le sport avait une grande importance dans l’ancien Bureau de salpêtre  Santiago Humberstone. Les employés administratifs pratiquaient  le tennis, le basket-ball, la natation et bien sur le football. À l’époque se disputaient aussi des championnats et des concours sportifs. L’instauration du sport avait le don de réveiller l’intérêt des travailleurs de l’usine. En effet, les ouvriers et employés du salpêtre, bien que soumis à un régime d’autarcie, possédaient leurs lieux de divertissements où ils pratiquaient nombres de disciplines sportives et partageaient une certaine vie sociale. De ces terrains,  naîtront plusieurs sportifs ayant fait la renommée de la Province d’Iquique.

3- La Casa de administración ou Centre administratif

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À notre gauche à la fin de l’Avenue Baquedano accolé au terrain de tennis, un bâtiment longiligne de style colonial constitue la « casa de Administración » ou centre administratif où logeaient et officiaient les chefs de section de l’usine. L’importance de chaque bureau dépendaient de la quantité de « ripios » administrée. La construction, qui date de 1883, est l’édifice le plus ancien du campement lorsque Humberstone se nommait encore « Oficina La Palma ». Son architecture est typique du style anglais d’Outre-Mer. Derrière l’édifice, c’est- à dire dans la partie nord, se trouve une mansion avec des colonnes qui correspond à la demeure du gérant ou administrateur du bureau. La partie sud, quant à elle, possédait des chambres pour employés célibataires. L’ensemble de cette portion de l’immeuble était pourvu d’une bibliothèque, d’une salle de billard, de divers salons de jeux et d’un bar. Toutes ces activités étaient, en quelque sorte, pensées pour la distraction des employés. Accolé à la Casa de admnistración, se trouve le terrain de tennis.

A Lire aussi sur l’ère du salpêtre:

– Les bureaux de salpêtre Santiago Humberstone et Santa Laura

– L’âge d’or du salpêtre: La calle Baquedano de iquique et la Place Arturo Prat d’Iquique

– La Matanza ou Massacre de la Escuela Santa María d’Iquique

– L’ancien Bureau de salpêtre Santa Laura

– Le salpêtre

– James Thomas Humberstone alias Santiago Humberstone

– La guerre du salpêtre ou la Guerre du Pacifique

Déroulement suggéré de la visite du site:

1- Entrée principale et Avenue Baquedano
2- Le terrain de Tennis
3-La « casa de Administracion »
4- L’usine
5- Le kiosque à musique
6- L’école Publique
7- La Pulpería
8- Le théâtre
9- La Place
10- La piscine
11- Les Maison des ouvriers mariés
12- L’hôtel de Santiago Humberstone
13- Les maisons des ouvriers célibataires
14- Le marché
15- L’église
16- Le chemin de fer

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10 septembre 2013|Chili, économie, histoire|

Visite de la mine de Humberstone: 3ème partie – La Pulpería ou marché d’Humberstone

Visite de la mine de salpêtre Santiago Humberstone, Pozo Almonte, Chili

7- La Pulpería ou marché d’Humberstone

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Après la visite de l’école publique, nous arrivons à la fin de la rue Tarapacá et tournons à gauche dans la rue Ramirez. Nous longeons maintenant la pulpería ou marché couvert se situant à notre droite et donnant aussi sur la place. Cet édifice est parcouru par des arcades lui conférant une allure très particulière. La pulpería fonctionnait comme un grand magasin où les travailleurs et ouvriers d’Humberstone pouvait acquérir tous types de marchandises amenées par bateau jusqu’au port d’Iquique et par train jusqu’aux hangars de ce marché. On y vendait des produits comme les légumes, la viande, le pain mais aussi des articles de couture, des vêtements ou encore de l’alcool. Certains de ses objets sont exposés dans les deux salles jouxtées à la pulperia.
Ce commerce fournissait donc tous le nécessaire aux familles et était décompté sur les fiches de salaires.
Anciennement, alors qu’Humberstone se nommait encore « La Palma », les travailleurs ne recevaient pas de salaires. Ils étaient payé par un système de fiches faisant office de monnaie obligatoire imposée par la compagnie. L’ouvrier voyait donc son pouvoir d’achat limité à la seule zone du bureau de salpêtre. Les individus étaient donc obligés de payer des fortunes pour leur consommation quotidienne et la compagnie s’enrichissait. Cette pratique héritée de l’époque péruvienne anéantissait totalement la liberté d’acquisition du travailleur qui voyait tout les profits de son labeur glissé dans les mains des propriétaires capitalistes des bureaux de salpêtre. Lorsque pour des pour raisons de force majeur, l’employé avait besoin d’argent en liquide, la compagnie lui changeait ses fiches avec une taxe de 20 à 50%. Tout ce que l’on achetait ailleurs que dans la pulperia était considéré comme de la contrebande. Le travailleur était très souvent persécuté et menacé de renvoi. La répression était donc féroce.  En cas de récidive, l’homme et sa famille étaient jeté  sur une route quelconque du désert avant le lever du soleil.
Cette exploitation de l’homme par l’homme donnera d’ailleurs naissance aux premières luttes sociales souvent réprimées dans le sang. Une des plus tristement célèbres  est celle de la Matanza de la Escuela Santa María d’Iquique* qui eut lieu le 21 décembre 1907. Ce jour-là, plus de deux milles travailleurs furent massacrés par l’armée.
Tout les bureaux du salpêtre utilisaient un système de fiches que l’on peut aujourd’hui découvrir au Musée du Salpêtre à Iquique*. On estime à à peu près à 137 les différents bureaux du salpêtre du nord chilien mais il est impossible d’obtenir une quantité exacte. À l’époque, on utilisait des fiches de cartons, de papiers, de nickel. d’aluminium ou encore de bronze. Chacune d’entre elles étaient stylisée en fonction du bureau.  On  usait aussi de la psychologie en diversifiant les logos, en modifiant la taille ou la valeur pour renforcer l’illusion d’un faux salaire chez le travailleur.

A Lire aussi sur l’ère du salpêtre:

– Les bureaux de salpêtre Santiago Humberstone et Santa Laura

– L’âge d’or du salpêtre: La calle Baquedano de iquique et la Place Arturo Prat d’Iquique

– La Matanza ou Massacre de la Escuela Santa María d’Iquique

– L’ancien Bureau de salpêtre Santa Laura

– Le salpêtre

– James Thomas Humberstone alias Santiago Humberstone

– La guerre du salpêtre ou la Guerre du Pacifique

Déroulement suggéré de la visite du site:

1- Entrée principale et Avenue Baquedano
2- Le terrain de Tennis
3-La « casa de Administracion »
4- L’usine
5- Le kiosque à musique
6- L’école Publique
7- La Pulpería
8- Le théâtre
9- La Place
10- La piscine
11- Les Maison des ouvriers mariés
12- L’hôtel de Santiago Humberstone
13- Les maisons des ouvriers célibataires
14- Le marché
15- L’église
16- Le chemin de fer

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10 septembre 2013|Chili, économie, histoire|

Visite de la mine de Humberstone: 4ème partie- Le théâtre, la place et la piscine

Visite de la mine de salpêtre Santiago Humberstone, Pozo Almonte, Chili

8- Le théâtre de Santiago Humberstone

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À la moitié de la rue Ramirez, à notre gauche se trouve le théâtre d’Humberstone. Ce grand édifice est construit dans son entièreté en pin de Oregon, un type de bois que les bateaux vides utilisaient comme lest lorsqu’ils venaient d’Europe ou d’ailleurs pour charger le salpêtre au Port d’Iquique. Ce magnifique bâtiment conserve ses rangées de fauteuils d’époque mais beaucoup de meubles ont disparu au cours du temps. Nombres d’artistes nationaux comme Violeta Parra ou encore Lucho Barrios se sont présentés sur la scène de ce fabuleux théâtre. On pouvait aussi assister à des opérettes telles que la zarzuela d’Espagne et à d’autres spectacles venus du vieux continent. Le théâtre populaire n’était pas pour autant dénigré. Au contraire, on assistait aussi à des pièces créées par les habitants de la Pampa du grand nord chilien et qui souvent avaient attrait à la vie du travailleur du salpêtre. Les diverses oeuvres théâtrales circulaient d’ailleurs dans les nombreux bureaux de l’immense désert.
Le théâtre d’Humberstone remplissait aussi les fonctions de cinématographe. On y projetait des films muets en noir et blanc mais et plus tard, les images en Technicolor firent leur apparition.
Chaque année, pour les célébrations de la Semaine du Salpêtre, cet endroit est repeint et on efface les graffitis laissés par des visiteurs souvent nostalgiques.

9- La Place

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En face du théâtre, se trouve la Place du Bureau de Salpêtre Santiago Humberstone. Sur cette place, étaient célébrées les Fêtes Patriotiques et autres manifestations officielles telles que le 21 Mai, la Noël, le Nouvel An ou encore la Fête de la Sainte Vierge de la Carmen et l’anniversaire de la fondation d’Humberstone.  Les Fêtes Patriotiques se fêtaient donc sur cette place et la paix régnait dans la communauté de travailleurs formant à cette occasion une seule et même famille. La fraternité était de mise et les tables s’emplissaient de tout types de nourriture et boissons typiques. On organisait aussi de nombreux tournois et championnats sportifs. Des concours de danses et des ballets populaires animaient la fête. Pendant ces évènements, les rancoeurs et amertumes accumulées au cours d’une année de dure labeur  se résolvaient entre hommes du désert. L’individu cherchant à assouvir quelconque besoin de vengeance était banni et on le considérait alors comme un chilien médiocre.
La Place d’Humberstone avait aussi un rôle social de première importance. Lorsque se déclarait la grève et que les diverses activités de résistance s’organisaient face à l’oppression patronale, la place devenait le lieu de rassemblement. On essayait aussi de divertir la population durant ces actes et ces conversations durant parfois tard dans la nuit. Des orchestres et chanteurs locaux s’installaient alors sur la place pour offrir leurs répertoires à la foule des travailleurs.

10- La Piscine

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Nous longeons lentement façade de l’hôtel et nous arrivons à la piscine sur notre droite.
Il s’agit l’ancienne piscine d’Humberstone. À l’époque, cette infrastructure n’avait rien à envier à celles des grandes villes. En effet, la piscine était équipée de plusieurs postes de vente de crème glacée mais aussi d’une pergola, d’une petite place et d’un bassin pour les plus jeunes. Elle était alimentée par les eaux extraites du sous-sol à une profondeur de 42 mètres. Cette opération ingénieuse était réalisée à l’aide de pompe à eau électriques. Il est encore possible aujourd’hui d’observer les vestiges de ces machines sous les gradins de la piscine.
C’est aussi en ce lieu que s’est réalisée le dernier rassemblement social où les différents et employés furent mis à pied en 1960.

A Lire aussi sur l’ère du salpêtre:

– Les bureaux de salpêtre Santiago Humberstone et Santa Laura

– L’âge d’or du salpêtre: La calle Baquedano de iquique et la Place Arturo Prat d’Iquique

– La Matanza ou Massacre de la Escuela Santa María d’Iquique

– L’ancien Bureau de salpêtre Santa Laura

– Le salpêtre

– James Thomas Humberstone alias Santiago Humberstone

– La guerre du salpêtre ou la Guerre du Pacifique

Déroulement suggéré de la visite du site:

1- Entrée principale et Avenue Baquedano
2- Le terrain de Tennis
3-La « casa de Administracion »
4- L’usine
5- Le kiosque à musique
6- L’école Publique
7- La Pulpería
8- Le théâtre
9- La Place
10- La piscine
11- Les Maison des ouvriers mariés
12- L’hôtel de Santiago Humberstone
13- Les maisons des ouvriers célibataires
14- Le marché
15- L’église
16- Le chemin de fer
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