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flore

L’Ombú ou ombu

20, janvier, 2016

Arbre Ombú: arbre, arbustre ou herbe?

Un Phytolacca dioic ou arbre ombú d'Argentine  L’arbre Ombu est dénommé en français Belombra ou Raisinier dioïque. Il s’agit en fait d’une plante arborescente appartenant à la famille Phytolaccaceae. L’Ombu s’est développé principalement en Amérique du Sud et a été introduit pour la première fois en Europe par le fils de Christophe Colomb, Hernando Colomb, qui planta plusieurs de ces arbres à Séville, dont un dans le célèbre Monastère de la Cartuja. 

Phytolacca dioic arbre OmbúL’Ombu est natif des régions pampéennes d’Argentin et et d’Uruguay. Bien qu’il soit pourvu d’un large tronc qui peut mesurer entre dix et quinze mètres et qui possède de grandes racines apparentes, plusieurs scientifiques s’opposent sur sa classification en tant qu’arbre, arbuste ou encore herbe géante. Ceux qui estiment qu’il s’agit d’une herbe géante soulignent le fait que le tronc est en quelque sorte une tige qui ne possède pas d’écorce en soi et qui est, en outre, humide. Le bois de ce tronc est d’ailleurs assez spongieux et mou et ne peut ni servir de combustible pour le feu ni de matériaux pour la menuiserie. Le bois d’Ombu contient d’importantes quantités d’eau, ce qui lui permet de survivre au climat sec de la Pampa. Il pousse rapidement et résiste facilement aux insectes qui attaquent les plantes des régions pampéennes avec leur sève toxique. Le nom Ombu provient de la langue des indiens guaranis et signifie « ombre » ou « silhouette obscure ». 

Ombu, l’arbre de la pampa Argentine

Un Phytolacca dioic ou arbre ombú d'ArgentineDans la Pampa, l’Ombu, durant les journées de fortes chaleurs ou d’averses, sert de refuge car ses feuillages permettent de se protéger du soleil et de se placer à l’ombre. Ses grandes feuilles sont de forme elliptique. Elles mesurent 20 cm de large et sont de couleur vert brillant. L’Ombu produit un fruit jaunâtre, sorte de baie, qui comprend des graines ovoïdes de 3 mm de large et de couleur noir brillant.  

Les Ombus poussent généralement de manière isolée et ce, même si on en à découvert des groupements importants de cet arbre. L’Ombu est très présent dans la tradition des gauchos, ces cowboys de la Pampa qui avaient pour habitude de se reposer à l’ombre de ses branchages, pour se protéger des rayons du soleil.

20 janvier 2016|Argentine, flore, Patagonie|

Atacama: désert fleuri pour les parapentistes!

24, novembre, 2015

Désert fleuri sur un site de parapente exceptionnel

 

Palo Buque, haut lieu du parapente au Chili, connu des parapentistes du monde entier pour ses qualités aérologiques très particulières (on y décolle pratiquement au niveau de la mer), se vêtit de fleurs en cette année du Niño.

 

"Bicho" Carrera, surdoué de l'acro sur les dunes de Palo Buque, près de Iquique

« Bicho » Carrera, surdoué de l’acro sur les dunes de Palo Buque, près de Iquique

Une année « El Niño » hors du commun

On n’avait pas vu apparaître les fleurs dans cette région de l’Atacama depuis plus de 15 ans, un phénomène appelé « désert fleuri » qui apparaît généralement au Sud du désert, à plus de 1.500 kilomètres, dans la région au Nord de la Serena. Les pluies à répétition se sont reproduites à répétition dans plusieurs endroits du désert cette année, provoquant dans certains endroits comme à Chañaral, des coulées de boues qui ont provoqué des dégâts très importants.

24 novembre 2015|Chili, flore, géographie|

le Coigüe ou coihue

30, août, 2015

Nothofagus dombeyi: coihue au Chili, coïgue en Argentine

cohiue 22Le coigüe, de son nom scientifique Nothofagus dombeyi, appelé aussi coihue ou roble, est un arbre à feuilles pérennes qui pousse dans la zone centrale et dans le sud du Chili, tant dans l’espace compris au niveau de la mer que dans les plateaux andins. En Argentine, on retrouve le coigüe, dans une aire proche de la cordillère des Andes, au sud du parallèle 38º S, dans les provinces de Neuquen, Rio Negro et Chubut.

Un fagacée au fruit étrange: le llaollao

Le coigüe appartient à la famille des Fagacées, ou des Nothofagaceae selon la classification phylogénétique. Le coigüe est un arbre fort touffu dont l’écorce est de couleur châtain-gris avec d’amples fissures et des branches aplanies horizontalement qui lui donnent un aspect caractéristique. Ses feuilles sont pérennes et coriaces et possedent le pétiole tres court et arrondi. Les fleurs de cet arbre sont fort peu visibles car elles sont vertes et ne mesurent que 5 mm de long. Sur un même arbre peuvent pousser des fleurs masculinisées et fémininisées dont le polen se disperse avec le vent. Les fruits du coigüe sont très petits et peu apparents.

cohiue 2Toutefois, au Chili, cet arbre produit, selon la population, un fruit du nom de Llaollao, une sorte de champignon comestible a la forme d’un petit ballon jaune-orangé qui pousse sur son tronc. D’autres personnes pensant que le Llallao est en fait un type de tumeur que l’arbre crée pour se défendre de la ponte des œufs des diptères, un ordre d’insectes de la section des néoptères. Le bois du coigüe est semblable à celui du chêne. Il s’agit d’un bois de couleur jaune clair que l’on utilise pour la menuiserie mais aussi en tant que combustible de qualité moyenne. Le cœur du coigüe est plus dur et résiste mieux à l’humidité, raison pour laquelle il est utilisé en tant que poutre pour soutenir les grillages. Enfin, le coigüe a été introduit en tant qu’arbre ornemental dans les Iles Btitanniques ainsi que sur la côte nord du Pacifique, le long des Etats-Unis. 

30 août 2015|Argentine, Chili, flore, Patagonie, Terre de Feu|

Le Ñire ou Ñirre (Nothofagus antartica)

05, février, 2014

Le ñire, de son nom scientifique Nothofagus Antarctica, également appelé ñirre, haie antarctique, hêtre austral ou hêtre de Magellan, est un magnifique arbre à feuille non pérennes, c’est-à-dire à feuilles persistantes, que l’on retrouve des forêts natives andines de la Patagonie chilienne et argentine jusqu’à la Terre de Feu. En Argentine, les ñire sont présents depuis Neuquén jusqu’à la Terre de Feu.

Peuplant également les Andes, le ñire résiste à des températures très basses. Il pousse idéalement dans des sols riches, humifères au sein d’une atmosphère humide. Il mesure entre 10 et 25 mètres de hauteur et possède un tronc fin et échelonné. Ses feuilles, dures au toucher, pourvues d’extrémités dentées et ondulées à chaque nervure, mesurent de 5 à 35 millimètres. Leur arôme est très doux.

Le feuillage du ñire est de couleur verte très brillante avec des nuances d’orange-rougeâtre en automne et jaune doré en septembre. Les fleurs de cet arbre sont de couleur. Cet arbre produit en outre un fruit très parfumé d’un diamètre d’environ 6 mm qui contient trois noix ou faîne.

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Un Ñire dans le parc Torres del Paine

Dans la langue mapuche, ñire signifie « renard ». Les indiens mapuches l’ont appelé de la sorte car le renard a pour habitude de confectionner son terrier sous son feuillage. Sur l’Ile de Terre de Feu, le ñire est un « arbre à barbe ». En effet, dans cette région, il est couvert de ce que l’on nomme de la barbe d’arbre, barbe de vieux, barbe du diable ou barbe de l’indien. Un « arbre à barbe » est un arbre couvert de lichen pileux. Le bois du ñire est utilisé en tant que buche. Il a par ailleurs été introduit aux Etats-Unis sur la côte nord du Pacifique et en tant qu’arbre ornemental sur les îles britanniques ou il se développe très bien.

D’un point de vue scientifique, il a été démontré en 2005, qu’un bois de ñire patagonique était capable d’absorber de grandes quantités de dioxyde de carbone et de cette manière, de contribuer à la réduction des effets du changement climatique provoqué la recrudescence de gaz polluants. Selon Pablo peri, chercheur argentin de l’Université Nationale de la Patagonie Australe, les ñires absorbent le carbone au travers de la photosynthèse en transformant les molécules de dioxyde carbone en oxygène. Le carbone est absorbé dans le tronc de l’arbre, dans ses branches et ses racines.

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Détail des feuilles d’un Nothofagus antartica

Le scientifique et ses collègues ont élaboré des modèles qui calculent la quantité de carbone qu’un ñire peut absorber afin d’appliquer cette pratique à l’ensemble de la Patagonie. Ils ont estimé qu’une forêt de 19.500 ñires de 29 ans d’âge pouvait absorber 1,3 tonne de carbone par an.

5 février 2014|Argentine, Chili, flore, Patagonie, Terre de Feu|