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La fondation de Buenos Aires

13, mai, 2015

La première personne à avoir foulé la zone actuelle de Buenos Aires fut le marin espagnol Juan Diaz de Solis en 1516. Ce navigateur débarqua au Rio de la Plata en 1516 mais la rébellion des indiens guaranis ou charruas, eut raison de son expédition et il trouva la mort.

En janvier 1536, une importante expédition, forte de 1.500 hommes et quelques femmes, arriva au Rio de la Plata. Il s’agissait de conquérir ainsi la zone de la Plata. Ces hommes avaient également l’intention de trouver les terres du mythique Roi Blanc, un roi qui selon les indiens guaranis possédait des richesses incommensurables, et la légendaire Sierra de la Plata. Cette expédition avait à sa tête Pedro de Mendoza y Lujan, un conquistador espagnol à la recherche d’or. Ce dernier fonda une colonie peu importante en février 1536 à côté du Rio de la Plata qu’il nomma « Nuestra Señora Santa Maria del Buen Ayre ».

carte ancienne rio de la plata et Buenos AiresPendant ce temps, une petite ville avait été créée au nord. Dans cette ville nommée Asunción, les aliments fournis par les indiens guaranies ne manquaient pas. Buenos Aires qui souffrait d’une pénurie d’aliments fut alors dépeuplée sous ordre du conseiller de la ville, Alonso Cabrera, et, en 1541, les habitants émigrèrent vers Asunción. Toutefois, ce ne fut pas si facile de déplacer la population et plusieurs s’y refusèrent car ils avaient réussi à semer les terres. Mais Domingo Martinez de Irala, conquistador enrôlé par Pedro de Mendoza mit le feu à la forteresse érigée par les colons, à l’église et aux peu de maisons qui y avaient été construites.

On a longtemps débattu au sujet de l’exactitude de la date de fondation de Buenos Aires et on s’est finalement accordé sur la date du 2 février 1536, le jour dédié à Nuestra Señora de la Candelaria ou Nuestra señora del Buen Aire, d’où serait issu plus tard le nom actuel de la capitale argentine.

La traduction française de « Nuestra Señora Santa Maria del Buen Ayre » est « Notre-Dame-Sainte-Marie-du-Bon-Vent ». Le premier nom donné à la capitale d’Argentine fut « Santísima Trinidad y Puerto de Nuestra Señora del Buen Ayre » (Très Sainte Trinité et Port de Notre-Dame-du-Bon-Vent).

13 mai 2015|Argentine, histoire, sites à voir|

Le fleuve Parana

05, septembre, 2014

Le fleuve Parana est un des fleuves les plus importants d’Amérique du Sud qui s’écoule au travers de la moitié du continent, de l’est du Brésil à l’Argentine, dans la région de Chaco et qui fait partie du bassin de la Plata qui englobe, outre les eaux du Panara, celles des fleuves Paraguay, Uruguay et de leurs différents affluents tels que les fleuves Panatanal, les estuaires del Ibera et le bassin La Estrella. Il s’agit du plus grand bassin hydrographique d’Amérique Latine après celui du fleuve Amazone. 

L’union des fleuves Parana et Uruguay forment le vaste fleuve Rio de la Plata, large estuaire de 219 km de large à l’embouchure sur la mer d’Argentine, elle-même partie intégrante de l’océan Atlantique. Le Rio de la Plata marque la frontière entre l’Argentine et l’Uruguay. Dans le Rio de la Plata, le fleuve Parana débouche dans un delta en croissance constante, produit des sédiments provenant des fleuves Paraguay et Bermejo.

Le fleuve Parana est issu de l’apocope de l’expression de la langue tupi « para rehe onáva » qui signifie « eau qui se mélange a la mer ». 

parana-3Le fleuve Parana est ainsi un des principaux fleuves d’Argentine, d’une longueur approximative de 4.300 km. Dans ce pays, il s’agit d’un fleuve typique de plateau et ce, jusqu’à la confluence avec le fleuve Paraguay où il devient un fleuve de plaine. Les principaux affluents du fleuve Parana sont, au Brésil, les fleuves Tieté, Paranapanema et Iguazú, le fleuve Paraguay au Paraguay, et les fleuves Salado, Corrientes et Carcaraña en Argentine. 

barrage-Itaipu

Le barrage hydroélectrique Itaipu, construit sur le fleuve Paranà entre le Paraguay et le Brésil, fournit 25% de l’électricité du Brésil et la totalité de l’électricité du Paraguay. Véritable aubaine énergétique, le barrage constitua cependant une immense catastrophe naturelle, puisque le peuple Guaraní a vu un grande partie des ses terres disparaître sous les eaux, et les plus grandes chutes d’eau au Monde Sete Quedas submergé sous les flots.

Le bassin du Parana est de 1.600.000 km2 et il possède un débit de 45.000 m3 par seconde à son embouchure. Enfin, le Parana comprend trois secteurs : le Haut Parana, depuis sa naissance jusqu’à l’île argentine de Apipé, le Parana Moyen, depuis Apipé jusqu’à la ville argentine de Rosario ou il est large de 2.000 mètres et le Bas Parana depuis Rosario jusqu’au bassin du Rio de la Plata. 

5 septembre 2014|Argentine, géographie, histoire, sites à voir|

El Calafate

La ville argentine de El Calafate se situe sur la rive méridionale du Lago Argentino, au sein de la région de la Patagonie. El Calafate fait partie de la province de Santa Cruz et  se situe à une distance d’environ 80 km du glacier Perito Moreno et de 320 km de la capitale provinciale, Rio Gallegos. La ville est en quelque sorte la porte d’entrée au Parc National Los Glaciares qui inclut, entre autres, le glacier Perito Moreno, Upsala et le massif montagneux Fitz Roy. Chacun de ses lieux font partie du splendide Champ de glace Sud de Patagonie. 

el-calafate1Le nom El Calafate se réfère à un type d’arbuste à épines, le Berbéris à feuilles de buis dont les feuilles sont de couleur jaunâtre et dont la présence est caractéristique dans la partie sud de la Patagonie. Les baies de cette plante sont de couleur bleu foncée. Anciennement, cet arbuste était employé pour le calfatage des bateaux qui débarquaient en Patagonie. 

Dans cette zone, avant l’arrivée et la colonisation de l’homme, régnaient les indiens aonikenk qui lui avaient donné le nom de Kehek Aike dont la signification serait, selon les historiens, « lieu qui sert au dépôt d’ustensiles et de biens humains ». Au 20e siècle, la ville prend de l’ampleur alors qu’à ses débuts, cet endroit n’était qu’un point de ravitaillement pour le transport de la laine effectué dans des charrettes. En 1927, le gouvernement argentin fonde la ville dans l’espoir de consolider le peuplement de la région. Toutefois, l’activité engendrée par l’administration de parcs nationaux et surtout responsable de l’essor de la région. L’édification du Parc national Los Glaciares dure de 1943 à 1946. A cette époque, la population atteignait à peine la centaine d’habitants et c’est le Parc national qui favorisera l’infrastructure des lieux mais également l’activité culturelle et le secteur touristique. 

Le Perito Moreno, situé à quelques dizaines de kilomètres de la ville est un des lieux les plus spectaculaires et les plus visités de la Patagonie.

Le Perito Moreno, situé à quelques dizaines de kilomètres de la ville est un des lieux les plus spectaculaires et les plus visités de la Patagonie.

La zone de El Calafate a connu un développement économique divisé en trois périodes. Dans un premier temps s’est développée une activité économique « originelle » aux mains des autochtones de la région, les indigènes aonikenk qui avaient pour coutume de chasser les camélidés. Ce groupe d’une cinquantaine d’individus était constitué de chasseurs et cueilleurs nomades qui habitaient au sein de cavernes. A 15km de l’est de la ville de El Calafate se trouve Punta Walicu, un site archéologique sur les rives de lac Argentin et dont les peintures rupestres ont aidé à l’étude de ce groupe ethnique. 

Un gaucho à cheval dans la pampa argentine avec la cordillère et le Fitz Roy au fond

Un gaucho à cheval dans la pampa argentine avec la cordillère et le Fitz Roy au fond

Ensuite, plus tard, durant la deuxième période, d’amples zones de champs ont été vendues par l’Etat aux Anglais afin d’approvisionner le monde de laine à la suite pendant la révolution industrielle. C’est pendant cette période, connue comme « la Patagonie rebelle », que furent fusillées environ 200 grévistes qui militaient pour une amélioration de leurs conditions de travail. Enfin, la troisième période d’essor économique durant les années 70 a eu lieu lorsque le secteur touristique s’est fortement développé grâce à la présence et à l’exploitation du glacier Perito Merino. Pendant cette époque, l’offre touristique s’est consolidée ainsi que les activités de l’aéroport international. 

La région de El Calafate est baignée par un climat sec et froid avec des variations thermiques annuelles très peu marquées. La ville est le point névralgique de l’activité touristique de la région. Le voyageur pourra découvrir le lac argentin, le lac Viedma et bien évidemment l’impressionnant Parc National Los Glaciares ou encore la réserve écologique Laguna Nimez.

5 septembre 2014|Argentine, Culture Andine, géographie, Patagonie, sites à voir|

Cimetière de la Recoleta

06, juin, 2014

Souvent classé deuxième plus beau cimetière au Monde (derrière le cimetière du Père-Lachaise à Paris), le  Cimetière de la Recoleta se situe dans le quartier de la Recoleta de la capitale argentine, Buenos Aires. Il a été imaginé et conçu par l’architecte français du 19e siècle, Prosper Catelin. Dans celui-ci, se trouvent de nombreuses sépultures de personnalités argentines réputées.   

Une allée du splendide cimetìere, composé de toute part de mausolées ornés de bronze et de sculptures majestueuses.

Une allée du splendide cimetìere, composé de toute part de mausolées ornés de bronze et de sculptures majestueuses.

Lorsque les frères de l´Ordre des Augustins Recollets Déchaussés arrivèrent dans cette zone, située en dehors de Buenos Aires, au début du 18e siècle, en 1732, ils battirent sur ce lieu un couvent et une église sous le patronage de la Vierge du Pilar. De nos jours, la Basilique Notre-Dame-du-Pilier de Buenos Aires est classée en tant que monument historique national. Au fil du temps, les habitants

Salvadar Carril et sa femme ne s'adressaient plus la parole depuis plus de 30 ans. Lorsqu'il mourût, elle énonça le voeux que sa statue lui tourne à tout jamais le dos.

Salvadar Carril et sa femme ne s’adressaient plus la parole depuis plus de 30 ans. Lorsqu’il mourût, elle énonça le voeux que sa statue lui tourne à tout jamais le dos.

transposèrent le nom « Recoletos » (Recollets) au lieu qui finit par s’appeler « la Recoleta ». 

Les Recollets furent dissouts en 1822 et le potager du couvent devint le premier cimetière public de Buenos Aires sous l’initiative du gouverneur de la province de Buenos Aires, Martin Rodriguez, lui-même enterré dans ce cimetière, et du président Bernardino Rivadavia. Aux environs de 1870, lors de l’épidémie de fièvre jaune, la Recoleta devient un quartier de Buenos Aires très prisé par les classes aisées car celles-ci avaient abandonné leurs quartiers à cause de la propagation de la maladie. Cette gentrification transforma également le cimetière qui accueillit dorénavant les défunts de familles prestigieuses de Buenos Aires.   

Le Cimetière de la Recoleta est un monument artistique en soi. L’entrée principale est constituée d’un portique de quatre colonnes d’ordre dorique grec, construit en 1881. Le frontispice extérieur tout comme celui de l’intérieur du cimetière possède des inscriptions en latin qui sont en fait des messages destinés aux morts. Les colonnes situées en face des frontispices sont décorées de onze allégories qui représentent les premiers symboles de la vie et de la mort. 

Liliana Crocciati était la fille d'un coiffeur, peintre et poète italien renommé. Morte à Innsbruck en 1970 pendant sa Lune de Miel par une avalanche qui pénétra sa chambre d'hôtel par la fenêtre oú elle fut écrasée et tuée par asphyxie.  La sculpture représente  Liliana vêtue de sa robe de mariée, portant son anneau de mariage et accompagné de son chien Sabú.

Liliana Crocciati était la fille d’un coiffeur, peintre et poète italien renommé. Morte à Innsbruck en 1970 pendant sa Lune de Miel par une avalanche qui pénétra sa chambre d’hôtel par la fenêtre oú elle fut écrasée et tuée par asphyxie. La sculpture représente Liliana vêtue de sa robe de mariée, portant son anneau de mariage et accompagné de son chien Sabú.

Le cimetière est immense, sa superficie est  de 54.843 mètres carrés. Plusieurs des monuments de l’endroit ont été déclarés Monuments historiques nationaux. On compte ainsi divers mausolées de marbre décorés de statues dans une kyrielle de styles architecturaux. Le Cimetière de la Recoleta est organisé en pâtés avec d’amples avenues plantées d’arbres qui donnent accès  sur des petites ruelles latérales où se trouvent alignées les mausolées et les voûtes. Sur chaque mausolée est taillé le nom de la famille et les membres possèdent chacun une plaque de bronze. 

6 juin 2014|Argentine, Culture, histoire, sites à voir|

L’ile Navarino

21, avril, 2014

Dans l’extrême-sud du Chili, l’Ile Navarino se dresse dans les eaux de l’archipel de la Terre de Feu, au milieu de l’océan Atlantique et Pacifique et appartient à l’archipel des Iles du sud et du sud-est. Les villes les plus importantes de l’île Navarino sont Puerto Williams, Puerto Navarino, Caleta Eugenia et Puerto Toro. L’île Navarino est une île chilienne qui fait partie de la Province de l’Antarctique chilien dans la commune du Cap Horn.

La petite ville de puerto Williams, qui se déclare ville la plus australe au Monde.

La petite ville de puerto Williams, seul centre urbain de l’ile, qui se déclare ville la plus australe au Monde.

Il y a plus de 6.000 ans, cet endroit était habité par les indiens yagans, principalement dans la partie orientale de l’île, dans la crique Wulaia. La découverte de Navaraino et son exploration remonte à février 1624 lorsque la flotte Nassau de l’explorateur et amiral hollandais, Jacques L’Hermite, fut envoyée afin de découvrir le lieu. L’Hermite et ses hommes furent les premiers à rentrer en contact avec les indiens yagans. Les explorateurs ne visitèrent que la partie septentrionale et il fallut attendre mai 1830 pour voir le commandant anglais Robert Fitzroy reconnaître la partie orientale de l’Ile Navarino. En 1833, Fitz Roy compléta sa reconnaissance du lieu. 

Un des nombreux lacs de montagne de l'ile Navarino, dont la nature primaire est un régal pour les photographes de natures sauvage.

Un des nombreux lacs de montagne de l’ile Navarino, dont la nature primaire est un régal pour les photographes de natures sauvage.

L’île Navarino se trouve entre la Terre de Feu, au nord, et le Cap Horn, au sud. Il s’agit en quelques sortes de la base terrestre la plus proche du continent antarctique. La population actuelle vit principalement dans la capitale de la commune, Puerto Williams. L’histoire et l’archéologie sont certainement les ressources les plus importantes de cette île. Le visiteur pourra expérimenter dans ce lieu un type de tourisme scientifique en découvrant la culture des indiens yagans. Par ailleurs, il est également possible de suivre les routes des missionnaires anglais ayant peuplé la région anciennement. En outre, l’île Navarino offre également la possibilité de réaliser de nombreuses activités archéologiques, géologiques ou encore botaniques. 

L’île Navarino est la plus grande de toutes les îles se trouvant au sud du Canal Beagle. Son relief est montagneux et accidentés. Navarino est couverte de forêts qui abritent une faune et une flore considérable.

Les côtes de l’île sont constituées de petites collines et de pâtures qui permettent l’élevage d’animaux. Les montagnes, les lacs et les cascades sont nombreux. Le point culminant de l’île est le sommet de « Los Dientes de Navarino » qui dépasse les 1.200 mètres au-dessus du niveau de la mer. Du côté nord de l’île se trouve le canal Beagle, d’environ 240 km de long et 1,5 km de large. A l’est, Navarino est séparée des îles Picton et Lennox, au sud se trouve la baie Nassau et à l’ouest, le canal Murray qui la sépare de l’île Hoste.

Le climat de l’île Navarino est assez froid dans la partie septentrionale, dans les alentours de Puerto Williams avec une température de 6 degrés. Les précipitations sont moyennes. Le mois le plus chaud l’année à une température de 9,6 degrés et le plus froid de 1,9 degré. La flore de Navarino est caractérisée par la présence de forêts magellaniques subpolaires dont les espèces les plus typiques sont le hêtre de la Terre de Feu ou encore l’arbre ñire dans les endroits secs, le coigüe dans les zones plus humides. Une partie de l’île, située entre 600 et 800 mètres au-dessus du niveau de la mer, est composée du désert andin qui inclut toutes les zones qui, à cause des conditions climatiques dues à l’altitude, n’ont pas d’arbres ni d’arbustes ou n’ont pas de végétation du tout.

La faune de l’île Navarino est constituée de nombreux oiseaux et canards et également du célèbre castor.

21 avril 2014|Chili, géographie, histoire, sites à voir, Terre de Feu|

Puerto Natales

La ville chilienne de Puerto Natales est située à l’extrême-sud du pays, sur les bords du Cana Señoret, entre le golf Almirante Montt et le Fjord Ultima Esperanza, au sein de la région de Magallanes et de l’Antarctique chilien. Puerto Natales est la capitale de Natales et fait partie de la province d’Ultima Esperanza. La province d’Ultima Esperanza (dernier espoir) fut nommée de la sorte par le navigateur Juan Ladrillero qui la qualifia comme « le dernier espoir » d’atteindre le Détroit de Magellan, lieu qu’il ne put jamais rejoindre. 

Puerto Natales se trouve à 247 kilomètres de la ville chilienne de Punta Arenas, à 48 km de la ville argentine de Rio turbio et à 256 km de la province argentine de Santa Cruz. Puerto Natales est porte d’entrée au fabuleux parc naturel Torres del Paine. 

Puerto Natales, vu depuis le fjord Ultima Esperanza (dernier espoir).

Puerto Natales, vu depuis le fjord Ultima Esperanza (dernier espoir).

Le nom de Puerto Natales, en espagnol Port Natales, a été donné à la ville par deux pionniers allemands à la fin du 19e siècle. Ces deux explorateurs donnèrent le nom de « Natalis » (naissance en latin) au fleuve qui débouche sur la partie nord de la ville car la découverte de ce cours d’eau eut lieu un 24 décembre, jour de la naissance de Jésus. La province d’Ultima Esperanza était, à ses origines, habitée par les tribus indigènes Kaweshar et Aonikenk. Au 19e siècle, les premiers colons furent attirés par les possibilités d’élever des troupeaux d’ovins et de bovins sur ces terres. Il s’agissait en outre de la première ressource économique de la région. Puerto Natales fut fondée le 31 mai 1911 par le président chilien Ramon Barros Luco. Les habitants de Puerto Natales sont issus dans un premier temps principalement de l’Ile chilienne de Chiloé. 

Vue de Puerto Natales et du fjord Ultima Esperanza depuis les colines et la frontière argentine.

Vue de Puerto Natales et du fjord Ultima Esperanza depuis les colines et la frontière argentine.

Ensuite, beaucoup d’émigrés allemands et anglais s’installèrent à Puerto Natales et  fondèrent plusieurs petites colonies dans le voisinage de villes telles que Puerto Consuelo, Puerto Condor et Puerto Bories, localité chilienne située à 4 km de là. C’est à Puerto Bories que fut installé l’Entrepôt Frigorifique de Bories déclaré Monument Historique Nationale en 1996. Ces installations permirent de nombreuses créations d’emplois dans la région et deux chemins de fer furent construits en 1915 entre Puerto Bories et Puerto Natales pour le transport des ouvriers. 

De nos jours, Puerto Bories possède un musée qui retrace l’histoire et les traditions de la région en soulignant l’importance de l’entrepôt frigorifique pour le développement économique de Puerto Natales et de toute la Patagonie. Le visiteur pourra découvrir de magnifiques machines du début de 20e siècle. 

En 1917, la Compagnie Frigorifique de Puerto Natales fonda à son tour l’Entrepôt Frigorifique de Puerto Natales qui donna également du travail à ses habitants. Dans ces installations étaient stockées de la viande d’ovins et de bovins qui était destinée par la suite a partir sur des navires marchands vers l’Europe. Jusqu’à la fin des années 70, Puerto Natales fut une des plus grandes industries exportatrices de viande bovine au monde. 

D’un point de vue géographique, contrairement aux autres villes chiliennes, Puerto Natales se trouve sur le versant oriental de la Cordillère des Andes. Le climat y est transandin et steppique. Les précipitations ont lieu toute l’année de manière homogène. Les mois d’automne, avril et mai, sont beaucoup plus pluvieux. En hiver, les précipitations ont lieu principalement sous forme de neige.

21 avril 2014|Chili, Culture Andine, géographie, histoire, Patagonie, sites à voir|